La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 29 juin 2009

Boue, Vanité n°0926

Image terre à terre

De la boue arrachée à la matrice du fleuve, Anne Hecdoth en a fait un concept de bout : bout d’un bout de chemin de boue car, de bout en bout, tout au bout du bout c’est fatalement le bout. Sujet tabou ?

Aaaahhhhh ! (Christian C.)

Le bout, fatalement la mort, ne doit pas être un sujet tabou : "L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre." – Chateaubriand (Cathy P.)

What about your Chemin de boue Anne ?/Une caresse dans l’herbe au bout de l’espoir/Le repos bien mérité du pèlerin de Compostelle/La source qui jaillit dans le désert de l’amour/Le sourire qui sauve un enfant/La musique d’un mot doux à l’oreille/Le murmure d’une source révélée/La légèreté de mes pas délestés de toute vanité/Les ailes du désir déployées sur le fleuve/L'envol.../ Oh ! Have a good trip Anne ! (Anny C.)

J'ai sur le bout de la langue les explications de cette « sculpture de boue » mais comme je ne vois pas plus loin que mon bout de nez et que je ne suis pas réfléchie jusqu'au bout des ongles, j’en reste bou...che bée !!! À bientôt, boute-en-train !!! (Cécile B.)

Pour ne pas s'enliser avec tous ces (et ses) sujets tabous le sujet s'invente des objets, et alors il commence à rêver... (Joël C.)

lundi 22 juin 2009

Burqa, Vanité n°0925

Anne Hecdoth*, vous présente Ben Lada, la petite Afghane qu’elle vient d’adopter chez Bricojardin… et sa vieille fatma, Ben Lady, qui s’envoie en l’air… histoire de montrer, telles les infirmières des romans-photos, qu’elles sont nues dessous ! Et, gros avantage en cette période de crise économique qui burque nos budgets vacances, plus besoin de se rendre à grands frais en Tunisie, Maroc et autres pays exotiques pour se dépayser : c’est vain.

* avec la complicité d’Henry Eynard, alias Jean Rigolencore.

Ben alors, moi je crois que c'est plutôt chez des Burkinabés de Ouagadoudou installés à Casse-tête, ce village qui possède un riche tissu associatif. Les administrés ont à leur disposition de nombreuses activités culturelles, sportives et de loisirs. En ce qui concerne la culture, la commune dispose d'une bibliothèque et d'un Atelier du Temps Libre, super pour Ben Lady ; à l'école, l'Association BJ (Bricojardin) organise toutes les sorties sportives mais aussi les sorties culturelles de tous les enfants des classes maternelles et primaires :c'est bien pour intégrer Ben Lada ! (ERIC Ben son, ministre de l'intégration et de l'immigration clandestine). (Anny C.)

Ben ça alors ! Attention aux caméras cachées. (Gisèle A.)

Ben Lada, une Afghane ? Ce doit être une transsexuelle russe alors !!! Ceci ne change rien au dépaysement bien sûr !!! (Cathy P.)

La vénus d’Iran ??? J’adore vos pièces de bois !!! (Sofaille M.)

lundi 15 juin 2009

Moucharabieh, Vanité n°0924

Si Anne Hecdoth vous fait parfois de l’ombre, c’est pour mieux montrer l'inanité(1) de ses propres Vanités. Pourtant il lui reste encore celle de persister par l’obsessionnalité(2) quasi schizophrénique(3) de sa démarche de mise en images d’objets anodins qui, par leur scénographie, façonnent l’espace en laissant filtrer quelque instant de grâce… qu’elle vous invite ici à découper selon les pointillés du Moucharabieh(4), dont les pleins et les déliés se décalquent en une fragile ellipse médiatrice oxymorique(5), dont elle associe la forme à une opération de transfert et de déplacement sémantique. Qu’est-ce que cela signifie ? Pour vous aider, le cliché opère des rapprochements inattendus rendus possibles par le cadrage et la spatialisation arbitraire et nébuleuse de l’ensemble des sèmes(6) en jeu dans l’image considérée sans qu’il soit possible de se méprendre sur son sens… Alors ?

(1) du latin inanitas inanis, vide – caractère de ce qui est vain, inutile

(2) « pour faire simple, car il faut toujours simplifier » (G.Perec, l’Augmentation), sorte de psycho-rigidité caractérisée

(3) « pour faire simple, car il faut toujours simplifier » (G.Perec, l’Augmentation), la schizophrénie est une pathologie de la personnalité qui se dissocie en idées délirantes

(4) Le mot arabe dérive de la racine š.r.b. signifiant boire. Le mot vient de l'habitude de boire à l'ombre du moucharabieh où l'on plaçait des cruches(7)…

(5) du grec oxumôros, de oxy signifiant « fin, pénétrant » et de môros signifiant « fou, insensé » – figure de style qui réunit dans un même syntagme deux mots sémantiquement opposés

(6) pfffff ! vous me fatiguez !

(7) Demandez mon analyse du mythe de Pandore (féministes s’abstenir)…

Alors, Pandore ? Quoique... non, je me sens un peu féministe sur les bords. (Malo C.)

La lumière tamisée est douce et perce l'ombre à jour, comme si l'éclat du ciel n'avait de cesse de se déverser sur la terre pour l'enlacer dans ses filets. « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » selon l'oxymore célèbre de Victor Hugo n'a rien à voir avec les dessous de table pour monter au zénith, si courants dans notre société vaniteuse s'il en est. (Anny C.)

J'en connais d'autres qui auraient simplement chanté: "des trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous..." D'ailleurs, ça colle pas trop mal et yapadmo(1) compliqué : Et sous mon ciel de p'tits trous.../Parfois je rêve je divague/Je vois des vagues/Et dans la brume au bout du quai/J'vois un bateau qui vient m'chercher/Pour m'sortir de sous ces trous de sous ces trous .../Mais l'bateau se taille/Et j'vois qu'je déraille/Et je reste sous mes trous dessous mes trous.../J'en ai marre j'en ai ma claque/De ce cloaque/Je voudrais jouer la fill' de l'air.../Laisser ma casquette au vestiaire/Un jour viendra j'en suis sûr/Où j'pourrais m'évader dans la nature/J'partirai sur la grand route/Et coûte que coûte/Et si pour moi il n'est plus temps/Je partirai les pieds devant.../Y a d'quoi d'venir dingue/De quoi prendre un flingue/S'faire un trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou/Un p'tit trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou/Et on m'mettra dans un grand trou/Où j'n'entendrai plus parler d'trous plus jamais d'trous/De petits trous de petits trous de petits trous - (1) Yapadmo est l'arrière petit cousin du redoutable M. Mitsuhirato.(Hervé C.)

Sublime !!! Cette Vanité ne peut pas être vaine : elle est superbe !!! et procure du bonheur : elle a donc une utilité certaine !!! On ne se lasse pas d'admirer le plateau de la table et son ombre qui donnent l'impression d'être 2 objets différents : le plateau est en fer et par magie l'ombre semble être en osier tressé par les mains habiles du vannier. Le regard glisse, émerveillé sur la dentelle des volutes des pieds de la table, qui rappelle en effet les dessins géométriques sophistiqués des moucharabiehs des palais arabes. Pour moi c'est "un instant de grâce" et ça me suffit !!! (Cathy P.)

Quelle intellectuelle cette Odaïle !!! (Sofaille M.)

lundi 8 juin 2009

Crash, Vanité n°0923

Sweet Home ou la Nappe d’Anne Hecdoth vue du ciel

Le rotor torpillé a tort : l’art vide est haut et Ouranos, victime d’un crash boursier, est son mentor.

Je ne savais pas que Gaïa faisait du modélisme à un tel niveau de technologie ! Ça doit être génial ! J'en veux ! (Henry E.)

Le fantasme, c'est le ventilateur chic en bois au plafond, années 30, qui rafraîchissait les fronts avec leurs pales... Non loin un billard vert en bois d'acajou... Et puis Boggart dans un fauteuil... un piano qui joue India Song... L'air est moite, une passion amoureuse va naître et se jouer... Duras est là qui écrit la suite. (Anny C.)

Ce matin, à la vue de cette nappe, mon esprit était aussi vide que le titre du bouquin !!! Mais c’est toujours aussi délirant !!! (Cécile B.)

Oooooh ! Je n'avais compris que l'art vide est haut moi ! (Leslie C.)

Un vrai Dossier de l'écran avec explication de texte… (Malo C.)

Tout ceci me paraît un peu retors et tiré par les pales… mais j’aime quand-même ! (Cathy P.)

Quelle imagination, associations d’idées ! Bref quel cerveau impressionnant !!! (Sofaille M.)

lundi 1 juin 2009

Nu, Vanité n°0922

(revenant du festival des mots de La Charité sur Loire, oserais-je vous conseiller une lecture à voix haute ?)

Anne, amorphe, ose… déranger les esprits non avertis. Qui veut-on vêtir ? Venus ou Eve nue ? Peut-on les intervertir ? Ô dilemme ! Le dessein dérisoire des apparences plastiques au sein même de la communication : l’image nous dément-elle ?

Copyrigth © Bott-ICC-elli

Pourquoi vouloir les vêtir ? Laissez les nues et ne dérangez pas nos esprits. (Gisèle A.)

TABLEAU-REBUS : Dans les bras de Morphée, le chat contemple la lune, sa souris branchée sur les ondes.../Dénudée, sa voisine ne sait pas qu’elle est vue, Venus sortant de l'onde.../Le voyeur, caméra au sein, cache ce poing que je ne saurais voir... /hIC et nunC ! (Anny C.)

Economie d’images ! de plan ! et cætera ! UN SEUL DES SEINS serait grandement suffisant ; ET MOUVOIR ainsi (un suffit alors) le dérisoire… soyons ECO HOMME ! (Joël C.)