mardi 5 juin 2012

Dépeçage, Vanité n°1223


En verbeuse emberlificotée dans son discours captieux, Anne Hecdoth ne sait plus où donner de la tête pour se décarcasser… Elle a jubilé sans suivre le jubilée mais phosphore fort formidablement for the love of Hirst. Qui a donné sa main à couper ?
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J'essaie de n'y voir que des roses comme mes roses... (Anny C.)
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Ça donne faim. (Heurv')
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Qui donnerait sa main à couper pour le pied de cochon ou le cou(p) du lapin ? (l'ambuleuse, mfd)
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Si j'en crois J. Croix, on peut faire des pieds et des mains pour serrer la pince aux cochons sans se faire poser un lapin ; ça me la coupe... (Juliette C.)
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Mieux vaut donner son crâne à sertir que sa main à couper... (Eric D.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art5 juin 2012 à 09:14

    L'image montre, en gros plan, des têtes et des pattes d'animaux dépecés, sur un étal de boucherie.

    Le texte fait allusion
    - aux bavardages vains de l'artiste
    - emberlificoté = compliqué, confus, embrouillé
    - captieux = en trompe-l'œil, illusoire
    - à son surmenage à force d'être trop sollicitée par des occupations vaines
    - au fait qu'elle s'applique beaucoup pour cela (se décarcasser)
    - à la joyeuseté d'un week-end en famille avec des Anglais en France
    - au jubilé de diamant d'Elizabeth II, fêté ce week-end en Angleterre
    - phosphorer (fam., v. intrans.) = cogiter, faire intensément travailler son cerveau
    - à tout l'œuvre de l'artiste plasticien anglais, Damien Hirst, qui est exposé actuellement et jusqu’au 9 septembre (date anniversaire de l'accouchement de l'artiste) à la Tate Gallery, dont le célèbre crâne recouvert de diamants (For the love of God) et ses animaux dépecés
    - à Rocco Luka Magnotta, le désormais célèbre dépeceur canadien qui fait la une des journaux actuellement
    - au mariage où l'artiste était invitée ce week-end (donner sa main)
    - à Juliette C. qui donne sa main à un(e) inconnu(e). Voir : http://gertrude.over-blog.org/article-proximite-n-est-pas-coutume-105897574.html

    Le rapport texte/image évoque la fragilité de la vie et la vanité de l'érostratisme (= le fait de chercher la célébrité en commettant un crime).

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