lundi 13 avril 2009

Oeufs de Pâques, Vanité n°0915

D’habitude, Anne Hecdoth ne met pas tous ses œufs dans le même panier mais en ce week-end pascal, elle déroge au dicton et présente en toile de fond : Crépuscule d’équinoxe d’Odile Colcombet (1990), acrylique sur papier, 245X295mm, collection privée (cote : 2255 €).

«L’art recèle toujours des évocations de la condition mortelle.» (Mark Rothko)

Harmonie du soir,

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;

Sur les œufs déposés en face du miroir
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
La lumière frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

La chambre est inondée comme un grand reposoir.

La lumière frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur
fondant fourré chocolat blanc et noir !
La chambre est inondée comme un grand reposoir ;
Et je me suis noyée dans son sang qui se fige.

Un cœur fondant fourré chocolat blanc et noir !
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Et je me suis noyée dans son sang qui se fige…
Son souvenir en moi luit comme un ostensoir!

Anne Hecdoth baudelairienne n°0915 (Anny C.)

J'aime l'idée que la lampe-œuf permette la fusion entre le monde réel et celui imaginaire du tableau (bravo pour la cote !!!) : le regard et l'esprit se perdent... (Cathy P.)

Je trouve ta photo très jolie !!! De mon côté, je vais mettre un peu plus de couleur à notre "condition mortelle" !!! Il ne faut pas oublier que pour certain(s), la mort est plus douce que leur naissance et leur vie !!! Ils sont jolis ces œufs, non ? Bisous joyeux. (Cécile B.)

Une très belle composition photographique qui conclut en beauté ce week-end pascal. (Pierre B.)

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