mardi 22 février 2022

Opinion, Vanité n°2201

À la place de rien et face à la tyrannie de l'anecdote et des divisions entre voisins et témoins du monde qui prétendent tout haut ce que l'on tire vers le bas sans contention ni concession, Anne Hecdoth s'attelle à son quotidien pour panser l'apparence en recherchant le sens de l'unité et le goût du temps nécessaire à l'audace en mouvement et au sens de l’effort créatif qui passe. Donnant à voir la résistance invisible qu'elle ne mène pas forcément contre le goût dominant, elle déploie toutes les facettes de sa conjecture. Si les opinions s'accordaient, que pourrait-on partager avec vous ?

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Mais ce n’est pas une laverie pour bas de contention, mais une galerie à haut contenu ! (Juliette V.)
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Putin 😉 (Sophaille)
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Mais c'est bien sûr ! C'est la faute à la mode de la laverie en libre service. Ça induit inévitablement des scènes de lavage comme celle-ci (comme quoi le phénomène n'est pas nouveau) : Ah! Tu m'emmerdes, à la fin !.. vomit madame d'une voix de lavoir... Tu m'emmerdes !.. Va-t'en... (Octave Mirbeau, Journal d'une femme de chambre). Bonjour les dégâts ! Un petit effort de convivialité, de bon co-voisinage, et tout irait mieux. Mais nous autres Français avons perdu ce sens-là : l'esprit de salon-lavoir, toujours présent chez nos proches contemporains suisses et belges (francophones). Et ce n'est pas l'anglicisation du lexique qui va arranger les choses : déjà de mon temps, un voisin avait nommé son établissement laving-pressing… et voyez où nous en sommes ! Foin de ce vandalisme émoticonoclaste ! … Et puis, un conseil, lavez votre linge sale en famille (en veillant à fermer les fenêtres). (Vincent L.)
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L’umète flivorgneuse, sirlovée et mugibognante, verpalusinait , alors que chélivaient des burgoflages rinus.

Tu falifeugeais, turnovesque vertalente, lulucantée à mes tosanives agnathes.

Félaves, nos sylonifles rempéducosaient. Virtuvesques, miruviers et sperficoniers embumataient le tosc.

Jagnante et soufflinusée, tu ensoumeuvais l’escupogne, lorsqu'une lambidaine sorgétentit.

Orteuse, durmitante, tu jujubais. Mordin ! Porchibe ! La vrippe en selnotave, je sarnovais un usatte morluche.

Qu'on se le dise !

Bises covid-free, passées à la machine

(Thierry P.)

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1 commentaire:

  1. J. CROIX, grand critique et historien d'art22 février 2022 à 11:30

    L'image montre l'espace vandalisé d'une laverie en libre service. Elle est divisée en deux parties. L'arrière-plan qui occupe la moitié gauche montre des sèche-linges à tambour dont les hublots ont été graffités de smileys évoquant 4 émotions différentes. Sur la cloison 'manifestement' blanche qui occupe la moitié droite, on voit un gros trou ouvrant l'espace sur rien tel un Lucio Fontana
    (pour les ignares : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucio_Fontana)
    tandis que des traces de peinture rouge badigeonnée de manière aléatoire font penser à un vrai-faux Cy Twombly
    (et hop : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cy_Twombly).

    Le texte fait allusion
    - aux relations humaines et autres brèves de comptoir
    - à la théorie de la dégénérescence (l'on tire vers le bas)
    - aux bas de contention de l'artiste
    - aux tension des facultés intellectuelles (contention)
    - à la créativité
    - à la mode (le goût dominant)
    - à l'opinion fondée sur les apparences trompeuses (conjecture)
    - à l'Umwelt (voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Umwelt)
    - au fait que l'on dit "partager quelque chose avec vous" et pas, comme on l'entend et lit de plus en plus souvent (ce qui agace l'artiste) "vous partager quelque chose"
    - à tout ce que l'on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles.

    Le rapport texte/image évoque la différence des points de vue, le concept de l'Umwelt et la vanité des opinions.

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