La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Annette Messager, Sophie Calle, Michel Blazy, Martin Paar...

mardi 22 février 2022

Opinion, Vanité n°2201

À la place de rien et face à la tyrannie de l'anecdote et des divisions entre voisins et témoins du monde qui prétendent tout haut ce que l'on tire vers le bas sans contention ni concession, Anne Hecdoth s'attelle à son quotidien pour panser l'apparence en recherchant le sens de l'unité et le goût du temps nécessaire à l'audace en mouvement et au sens de l’effort créatif qui passe. Donnant à voir la résistance invisible qu'elle ne mène pas forcément contre le goût dominant, elle déploie toutes les facettes de sa conjecture. Si les opinions s'accordaient, que pourrait-on partager avec vous ?

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Mais ce n’est pas une laverie pour bas de contention, mais une galerie à haut contenu ! (Juliette V.)
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Putin 😉 (Sophaille)
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Mais c'est bien sûr ! C'est la faute à la mode de la laverie en libre service. Ça induit inévitablement des scènes de lavage comme celle-ci (comme quoi le phénomène n'est pas nouveau) : Ah! Tu m'emmerdes, à la fin !.. vomit madame d'une voix de lavoir... Tu m'emmerdes !.. Va-t'en... (Octave Mirbeau, Journal d'une femme de chambre). Bonjour les dégâts ! Un petit effort de convivialité, de bon co-voisinage, et tout irait mieux. Mais nous autres Français avons perdu ce sens-là : l'esprit de salon-lavoir, toujours présent chez nos proches contemporains suisses et belges (francophones). Et ce n'est pas l'anglicisation du lexique qui va arranger les choses : déjà de mon temps, un voisin avait nommé son établissement laving-pressing… et voyez où nous en sommes ! Foin de ce vandalisme émoticonoclaste ! … Et puis, un conseil, lavez votre linge sale en famille (en veillant à fermer les fenêtres). (Vincent L.)
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L’umète flivorgneuse, sirlovée et mugibognante, verpalusinait , alors que chélivaient des burgoflages rinus.

Tu falifeugeais, turnovesque vertalente, lulucantée à mes tosanives agnathes.

Félaves, nos sylonifles rempéducosaient. Virtuvesques, miruviers et sperficoniers embumataient le tosc.

Jagnante et soufflinusée, tu ensoumeuvais l’escupogne, lorsqu'une lambidaine sorgétentit.

Orteuse, durmitante, tu jujubais. Mordin ! Porchibe ! La vrippe en selnotave, je sarnovais un usatte morluche.

Qu'on se le dise !

Bises covid-free, passées à la machine

(Thierry P.)

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1 commentaire:

  1. J. CROIX, grand critique et historien d'art22 février 2022 à 11:30

    L'image montre l'espace vandalisé d'une laverie en libre service. Elle est divisée en deux parties. L'arrière-plan qui occupe la moitié gauche montre des sèche-linges à tambour dont les hublots ont été graffités de smileys évoquant 4 émotions différentes. Sur la cloison 'manifestement' blanche qui occupe la moitié droite, on voit un gros trou ouvrant l'espace sur rien tel un Lucio Fontana
    (pour les ignares : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucio_Fontana)
    tandis que des traces de peinture rouge badigeonnée de manière aléatoire font penser à un vrai-faux Cy Twombly
    (et hop : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cy_Twombly).

    Le texte fait allusion
    - aux relations humaines et autres brèves de comptoir
    - à la théorie de la dégénérescence (l'on tire vers le bas)
    - aux bas de contention de l'artiste
    - aux tension des facultés intellectuelles (contention)
    - à la créativité
    - à la mode (le goût dominant)
    - à l'opinion fondée sur les apparences trompeuses (conjecture)
    - à l'Umwelt (voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Umwelt)
    - au fait que l'on dit "partager quelque chose avec vous" et pas, comme on l'entend et lit de plus en plus souvent (ce qui agace l'artiste) "vous partager quelque chose"
    - à tout ce que l'on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles.

    Le rapport texte/image évoque la différence des points de vue, le concept de l'Umwelt et la vanité des opinions.

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