La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 28 mars 2011

Consensus, Vanité n°1113


Anne Hecdoth a pris la tête de la croisade contre les forces consensuelles herméneutiques portant sur la nature de l'objet qualifié d'œuvre d'art. Friande de fanfreluches pétillantes, elle n'avalera pas pour autant une pilule éthérée. A qui jeter la pierre ?
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Toujours pétillante d'humour. Merci de tes envois qui sont chaque fois un moment de ravissement. (Jean-Pierre C.)
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Objets inanimés avez vous donc une âme ?
Poupées de cire, poupées de son... potiches ?
Qui fera la poussière ?
Baby Doll ?
La femme a-t-elle un âme ?
Vous avez dit la femme ?
(Anny C.)
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Un rien de l'enfant-femme dans ce jeu qui expose les poupées autour de la photo d'une femme. La nostalgie selon Nabokov, entre le pur et l'impur (Jankelevitch), l'innocence perdue à jamais, le passage du temps... (Hécate)
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Parcours énigmatique d'une artiste qui l'est tout autant, mais se dévoile à tour de bras, et s'expose autant qu'il est possible. Un tantinet narcissique ? (l'Artis'anne)
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Certainement pas aux chirurgiens esthétiques qui accomplissent décidément une des plus hautes fonctions dans l'Art contemporain : les liftings sont super bien réussis par les temps qui courent ! (Marie R.)
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"Anne Hecdoth a pris la tête de la croisade contre les farces conconsuelles herméneuneutiques". (Urbain II dit "La Fanfreluche Pétillante", alias Sébastien M.)
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À qui jeter la pierre ? Aux géologues, bien sûr, car ce serait une sorte de retour à l'envoyeur. Mais en définitive, cela dépend aussi de si c'est la première (pierre) ou non. En tout cas, certainement pas aux femmes adultères, car cela dépeuplerait la planète. Et moi je mourrais vite d'ennui ensuite... (Petrus Boutros-Petrossian)
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"Jeter la pierre" ??? Quelle horreur !!! La lapidation est une pratique odieuse !!! Anne Hecdoth veut-elle vraiment la perpétuer ? (Cathy P.)
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Rien de mieux que la porcelaine pour nous isoler du maléfice des ondes, et nous garder la tête dans le cadre de l'art. Mais quel plaisir cela doit être à lapider... surtout en imaginant qu'il s'agit de sa belle mère.
Je croiX que je n'aurais pas du lire l'autre Croisé historien de l'art, moi... (Juliette C.)
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Porcelaine vient de porc. Le titre de Gide prête à confusion. Vous voudriez lancer un débat sur les nourritures célestes que vous ne vous y prendriez pas autrement. Il y a de la religion dans cette image... ¿ Por qué, Anne ? (Marc V.)
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lundi 21 mars 2011

Printemps, Vanité n°1112

Bouleversée, Anne Hecdoth vous fait part de la fin du Printemps des poètes. En écoutant la mer, elle siffle son parfum et derrière l'écran des objets amers elle en fait tout un plat. Qui la comprendra ?
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MOI ! (Juliette C.)
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En écoutant la mer "et en goûtant l'amer", tu te contemples dans le miroir abscons des fils et dentelles... Je m'y perds ! Help ! "Délabyrinthez-vos sentiments", comme dirait Cyrano qui, en fait de parfum, avait du nez ! Bref, moi zossi, je "déblogue" complètement ! (l'Artis'Anne)
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En filant la métaphore dans le miroir, on trouve des colliers de perles ou des coquilles... dit le critique jaloux au poète qui n'en a cure. (Anny C.)
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Moi ! Car tu es une bien belle personne... (Sophaille)
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Qui la comprendra ?  En tous cas, pas moi !!! (Cécile B.)
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Les poètes, Dieu, le Diable, moi ??? (Cathy P.)
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Cette main en forme de Pacman, va-t-elle attraper les coquillages et les enfiler en collier, ou bien cela ne sert-il qu'à nous embobiner en portant à notre oreille un poème vide ? (Marc V.)
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D'un poème entraperçu dans une devanture,
notre Anne tire un autre poème sans fioritures,
Certes, des poètes, le printemps s'achève...
mais la poésie n'est-elle perpétuel printemps ?
Qu'importent les saisons ! Les vagues chantent encore
et les parfums alors ?
Qu'emportent les vents au loin les sonnets,
les feuillets, d'un printemps figé, imposé...
Rejetons au loin l'amer à la mer.
En nos cœurs poètes
le printemps reste à perpète
(David-Emmanuel L.)
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Reçois mes plus sincères condoléances, Anne. Je crois que tu nous annonces, de façon très pudique, et très élégante, la disparition d'une personne très proche et très chère. Il s'agit d'une femme, comme l'évoquent ces fascinants coquillages, et l'ombre que l'on aperçoit en filigrane. Les bobines de fil m'évoquent celui de la vie, que l'implacable Atropos finit toujours par trancher. Les flacons de parfum vide suggèrent la fin d'une vie féminine. L'allusion à l'étendue des flots marins et le mot dont tu qualifies ces objets disent, à qui veut seulement les entendre, de qui il s'agit. "L'Origine du monde", comme le disent aussi les coquillages. Mes condoléances les plus émues, Anne. (Judas Priest)
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L'immense dimension artistique de cette image réside dans sa distribution en deux plans. À cause de sa netteté, les objets agencés au premier plan semblent appartenir à ce monde, tandis que le flou du second plan en suggère l'irréalité. Pourtant c'est l'artiste qu'on aperçoit derrière ce rideau diaphane, qui n'est autre que le miroir face auquel elle se photographie elle-même.*
Donc ne nous méprenons pas : si l'artiste bien vivante est là où elle se tient, de l'autre côté de cette frontière immatérielle, c'est que nous sommes en fait dans l'au-delà.**
Depuis l'autre côté du miroir, qu'elle est parvenue à nous faire traverser l'espace d'un cliché, il semble qu'en prenant cette photographie elle souhaite conserver un souvenir, et peut-être aussi adresser un au-revoir.
* Ce qui n'est pas sans évoquer Velázquez dans "Les Ménines".
** À la manière de "The Others", avec l'inoubliable Nicole Kidman, nom dont un des anagrammes est curieusement Odile Nickman (ou Mannick). (Frankie Lee)
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lundi 14 mars 2011

Performance, Vanité n°1111


Mirage
Anne Hecdoth dérobe sa tête nucléaire pour voir l'histoire à travers les énigmes contestées et les intrigues controversées par les historiens eux-mêmes et rappelle de cliquer sur http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N7503 afin de participer à la grande performance artistique qu'elle a mise en ligne. Comment l’histoire des arts peut-elle être le leurre et l’agent du leurre ?

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A la place de cette tête je te propose de poser la tête d'Henri IV, ça ferait un amalgame historique intéressant : le bon roi ne portait-il pas une boucle d'oreille à l'oreille droite ? Ou bien la tête de la Joconde... juste pour voir si le charme est rompu. Tout cela ferait un mélange détonnant qui pourrait intéresser l'Education nationale qui aime bien mélanger les arts et l'histoire. Ou la tête du Général... why not ? Enfin bref, je persiste et signe. (Anny C.)
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En ce moment ce ne sont pas les têtes nucléaires qui posent problème mais les cœurs.
Quand tremblement de terre, et tsunami qui passe, réveillent les peurs.
Dans une ère pas claire, où se tuent frères et sœurs,
Quand Khadafi s'enferre, le Japon vit l'horreur.
... et comme le disait Antonio Machado en son temps :
Yo soy un Espanol que quiere, vivir y a vivir empieza. Entre una Espana que muere y otra que bosteza.
Le monde actuel nous montre qu'il y a bien deux sens pour qu'un pays se détruise et renaisse de ses cendres. (David-Emmanuel L.)
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Impossible d'ouvrir la pièce jointe ; serai-je victime d'un leurre ? d'un mirage ? ou d'un nuage fumeux et angoissant ? (Marie-Lise B.)
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Anne H. D'Aquitaine Première ou d'Aquitaine Seconde ? Encore une intrigue qui m'intrigue à l'heure joyeuse. (Sébastien M.)
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Je trouve la vanité parée de beaux atours, comme si n'avoir pas de tête était sans importance... La vanité est écervelée ! Et si Anne H. cherchait à nous tromper ? (l'Artis'anne)
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De quoi être assuré de pouvoir faire quelques "reliques", même si le tissu est assez peu défraîchi... Laissons faire le temps ! (Hécate)
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Des tas de gens ont perdu la tête pour pas grand chose hélas : le jeu en vaut-il la chandelle ???  (Cathy P.)
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Une tête énucléée, comment courir alors après le leurre sinon en tandem dans la dernière ligne droite ? (Marc V.)
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Excusez si je m'entête ! Dans cette femme cent têtes, je ne vois que deux têtes : une de face, avec un oeil et l'autre de profil ! Pourquoi chercher plus loin ? (Marie-France D.)
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Le Japon t'inspire à plus d'un titre, on dirait... Sans tête nucléaire, je ne comprends rien à ce leurre. Je m'en vais lire le journal le Monde. Sourire. (Yano mayaime)
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lundi 7 mars 2011

Pelle, Vanité n°1110



Nombreux qui, comme Pétain, renoncent et capitulent...
L'appel du 18 juin ébranlant l'opinion
Pour n'pas faire de vagues, les voilà qui reculent
Tandis qu’Anne Hecdoth hurle : "À bas l'abdication !"

Aux jeunes collégiens de France qu'on enseigne,
L'appel du général serait une œuvre d'art ?
Dans ce gouvernement, le ridicule règne
Semant dans les esprits des confusions barbares

Avec Charles de Gaulle, ce grand écrivain
Qui, en brûlant les planches, a balayé sans aide,
De Marcel Duchamp, la Pelle du 18 juin,
Véritable fausse œuvre et vrai-faux ready-made.

Si de vos enfants vous confiez l'éducation
Aux passeurs de savoir dépourvus de culture
Il est encore temps, Anne vous en conjure.
Non aux hésitations, signez sa pétition !

Même l'administration suggère de faire
Le buzz. Il vous suffit de cliquer sur le lien
Ci-dessous et transférer à la terre entière,
Pour l'amour de l’art, ce message dès demain.

Aussi les temps ne sont plus à l'indignation.
Non ! Rien n'est perdu, le dernier mot n'est pas dit.
L'heure est à la résistance, alors combattons
Tous ensemble, tous ensemble engageons-nous, oui !


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Ha ! Si Manzoni était toujours vivant, il en ferait un chouette truc de l'Appel du 18 juin. (Sébastien M.)
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Paul (alias Marcel) se pèle au pôle dans sa pile de pulls et polos (Rose) pâles. Pas plus d'APPEL de la poule à l'Opel que d'opale dans la PELLE à Paul/Marcel. Rose ! C'est la vie ! (mercerie ambulante)
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Vaine question : pour faire quoi ? (Gisèle A.)
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Une lettre, une simple lettre,
Même aux Français, reste une lettre ?
De de Gaulle, les écrits ne seraient de l’Art,
Mais de Sévigné, l'œuvre serait donc cas à part ?
Qui aurait plus de sens, si vous étiez sur la banquise,
L'appel du Général ? les lettres de la Marquise ?
Tout est Art et l'art n'est rien,
L'Art des autres est-il le mien ?
Voltaire, Molière, Hugo ou Diderot,
Manet, Monet, Picasso ou Pissaro ?
Profitons de tout, en tout lieu, à toute heure,
Car l'Art est éphémère, car l'art des elfes meurt.

Joli, sincère et tellement vrai. Un vote de plus pour toi, en fait. (David-Emmanuel L.)
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Quelle Pelle à tarte !
Quel Appel à entarter ! (Juliette C.)
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Tout ce que j'aurais pu écrire à propos de la pelle du 18 juin a été dit par Anne Hecdoth la déjantée, Juliette, etc. (Anne G. du balai ! Ouste !)
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J'adore ce que vous faites, ce regard non sans un certain décalage, mais avec une telle sensibilité, c'est à la limite du bouleversant, mais avec une ironie que j'adore. (Anne B.)
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J'ai capitulé : j'ai voté pour ton blog et j'ai vu que tu étais classée 3ème. Toutes mes félicitations ! (mayaime)
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Résister !... Résistance prendre l'anse du panier du bon côté ! (Hécate)
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