La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

mercredi 23 octobre 2013

Le Droit du plus fort, Vanité n°1342

Contrariée, voire un peu empotée, Anne Hecdoth dégaine placidement les pâles non-dits des palinodies pour approuver les vraies informations contradictoires qui lui échappent, les faux problèmes isolés médiatisés et les vraies fausses affaires dérisoires qu’elle dézingue en vendant cher la mèche au rabais. Aussi, pour tromper le cyber-espionnage, elle dément calomnieusement qu’elle exprime les choses et leurs contraires. Que ce soit par prudence ou par haine, est-ce à taire et laisser ainsi une échappatoire à l’échappée belle du vide laid (on harda dix bras ni vu ni connu) ?
(Hommage à Claude Lévêque)
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Et badaboum boum boum... Oui j'ai vu l'exposition, c'est super.
Idéal entre toi et Jacques que ce tintinnabule de pots d'échappements ! (Anny C.)
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Les Pouêts et les Couacs, il y a bien que Lévêque pour les faire élégamment. (Juliette C.)
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Impressions droit du plus fort
/flash/autant d'éclats light que de milli-secondes flash
/gong/pot de fer gong contre pot du fort big-gong
/flash/light/gong/flash/big-gong/…
… pas de pot/flash/
tout m'échappe/gong/
Light !
Flash pourra se dire le temps d'une brève.
Light pourra se contredire le temps d'une double brève.
Gong pourra se dire le temps d'une longue.
Big-gong pourra se contre dire le temps d'une double longue.
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jeudi 17 octobre 2013

Logo, Vanité n°1341

Pour se démarquer et se faire remarquer, Anne Hecdoth repère les marques repères et marque ses remarques. Afin de valoriser l'ordure et les emballages ménagers en fin de vie, elle ne se ménage pas quand elle fait le grand ménage de printemps en automne et pense au tri sélectif des déchets démontables, recyclables, réutilisables ou inertes afin d'anéantir les risques de leur dangerosité quand elle les jette par la fenêtre recyclée en vide-ordure dans sa poubelle compartimentée. Le ruban de Möbius ressemblant à l'ouroboros, elle tergiverse à verser la conserve controversée vers les vers de conversion et propose une conversation versifiée. Vers qui se fier irréversiblement ?
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Je te propose de recycler ta Ferrari dans mon garage ! (David-Emmanuel L.)
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Seule Anne Hecdoth a la puissance nécessaire pour suggérer l'insoutenable combinaison d'une chicorée aux épluchures, mitonnée, vomie derechef, et en faire un acte civique de recyclage... Digne héritière du Professeur Burps, elle ne craint pas de dégrader le bio dégradable, de chicoriser le putrescible. (Marie-Hélène B.)
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Dorénavant, il va falloir penser à être économe, ma sœur Anne. (Juliette C.)
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Ne me jette pas !  Je suis recyclable ! (Anny C.)
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Des lo et des go… un ri en prime !
     Tes lo et tes go,
     j'en joue et j'en ris, amigo !
     Tes lo, j'les danse en go!
     Tes go, j'les ris duo…
     Et tout de go, Rio,
     si t'y vas, j'y go,
     si t'y vis, j'y ris…
     Ô Janeiro!
     À volo ce départ,
     à gogo ton cargo !
     Tous tes lo, m'tango,
     et tes go, m'vertigo !
Tes lo et tes go,
tes go et tes lo,
bingo, largo,
laisse-moi leur coller un ri !
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vendredi 11 octobre 2013

Rhumatismes, Vanité n°1340

Il n'y a vraiment pas de quoi glousser ! Avec un pool de plus de 200 os, environ 400 articulations (dont 80 rien que pour le crâne) et, grosso-modo, 639 muscles, Anne Hecdoth, qui est un peu tête de piaf mais pas pour autant poule mouillée, compte ses abattis et en attrape la chair de poule. Elle décide, picoti-picota, de lever le doute sur les points les plus douloureux qui affectent son confort vital. Si le sport est bon pour la forme, qu'est-ce qui rend sourd ?
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Ne jamais mettre sa tête entre l'Enclume et le Marteau et garder le pied à l'Étrier. (Juliette C.) 
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J'adore ! Quel talent, ma poule ! Bon week-end ! (Sophaye)
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Peut-être y a-t-il des choses difficiles à entendre ou que nous ne voulons pas entendre ??? (Marie-Christine K.)
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À lire sans l'ouïr
"Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe "OUÏR".
Le verbe ouïr, au présent, ça fait : j'ois... j'ois...
Si au lieu de dire "j'entends", je dis "j'ois", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux...
alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste.
Il faudrait préciser : "Dieu, que ce que j'ois est triste !" 
J'ois... Tu ois... Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit...
Oyons-nous ? Vous oyez... Ils oient. C'est bête !
L'oie oit. Elle oit, l'oie ! Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire "l'oreille" on dit "l'ouïe", alors : l'ouïe de l'oie a ouï.
Pour peu que l'oie appartienne à Louis : "L'ouïe de l'oie de Louis a ouï." 
"Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ?"
"Elle a ouï ce que toute oie oit..."
"Et qu'oit toute oie ?"
"Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu'elle oit, l'oie !..."
Au passé, ça fait : J'ouïs... J'ouïs ! Il n'y a vraiment pas de quoi !"
Merci Raymond Devos. (Benoît D.)
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Ne t'en fais pas, Anne Hecdoth, tu restes en poule position, tu peux continuer de crâner et cesser de numéroter tes abattis... Ce gai squelette fleuri et vaguement mexicain nous invite à capter la substantifique moelle de ta pensée... (Marie-Hélène B.)
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vendredi 4 octobre 2013

Shutdown, Vanité n°1339

Pointilleuse mais point odieuse, et sur le point de faire le point sur ses points de vue qu'elle met au point, Anne Hecdoth pointe un point positif qui se pointe : l'arrêt inespéré du cycle vacant vers un point de non-retour au moment même où les saloons publics du Far West ferment. Si le temps automnal fait déjà chuter les feuilles, quel est le point commun entre un point d'arrêt, un point de chute et un point mort ?
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La part des anges éditions est absente du bureau du mardi 1er octobre soir, au mercredi 9 octobre matin. En cas de commande, merci de faxer. Bien à vous et à bientôt, (Marie-Christine M.)
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Bonjour, je ne pourrai pas consulter mes mails avant le 09/10/2013. Pour toute urgence, vous pouvez me laisser un message téléphonique, je vous rappellerai dès que possible.
I am out of office until the 09th October. I will get back to you as soon as I return. (Philippe B.)
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Peut -être un point à la ligne... (Anny C.)
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Après quelques mois d'essai, je pense que je vais résilier mon abonnement aux "vanités"... Merci quand même et bonne continuation ! (Adeline B.)
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Le vélo c'est dangereux mais il faut continuer à pédaler dans sa tête. (Juliette C.)
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Anne Hecdoth prophétiserait-elle la fin de Homo bicicletus ? Je préfère y voir une tentative de diviser le temps, une sorte de calendrier aztèque des terrains vagues... On le sait : elle en connait un rayon... (Marie-Hélène B.)
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Point Commun (ella)
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Muy puntilloso para mi viejo cerebro. (Tereza C.)
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Un point, c'est tout ! (Marie- France D.)
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BORN TO LIVE
Une journée réussie.
Matin de bonne heure, le vélo semble en état, sa chaîne est grasse, ses pneus bien gonflés… et il n'est même pas attaché. La monture ne demande qu'à être enfourchée ; régler la hauteur de la selle et la journée s'annoncera belle. Soleil dans le dos, petites rues et maisons basses, Bordeaux sera très vite derrière toi. Ton objectif ? L'océan… à moins que ce ne soit le bassin, plus proche, plus raisonnable. Le vélo roule plutôt bien, pas de couic-couic intempestifs, te voilà  surpris, agréablement. La température est clémente. Saint-Jean-d’Illac et son "Petit Casino", quelques pièces de monnaie, un bonjour… y acheter un casse-croûte  ce sera tout ? Et une bouteille d'eau s’il vous plaît et… une carte Michelin ! Les vignobles, évite donc la grande route et choisis plutôt de les traverser par les pistes d’exploitation… Se perdre. Se retrouver. Première pause et déjà une odeur, celle des pins, et déjà un air, celui de l'océan. La direction est bonne. En selle. Ton itinéraire maintenant : à gauche c'est Lanton, prend à droite, vers Andernos… Marée basse et pied à terre. D'autres odeurs, d'autres mélanges. Des couleurs de mer, de ciel et de vase. Des envols et des oiseaux, des stridences et des piaillements…  Marcher ou pédaler, l'océan est vraiment loin. Le port ostréicole, ce sera  ta destination… à moins que ce ne soit la jetée, ou mieux, le banc au bout de la jetée : là, tu sauras attendre la marée. Flux et reflux, courant et contre courant, le bassin finira par se remplir : à flot les bateaux ! La vie, maintenant, vois comme elle brasse tout ! Les costumes de marins se mêlent à ceux des plaisanciers, la patience des pécheurs et les rires des enfants, les tenues de plages qui contredisent celles de ces dames. Des paniers et des casiers. Des cannes et des parasols… Attention, toi ! Les yeux ouverts, mais tu rêves ! Il va falloir que tu penses à ton retour ! D'accord, tu l'as choisi plus direct, mais tu le sais bien, les ombres vont s'allonger, la route va être parcourue par des feux bien trop rapides pour toi, des blancs dans un sens, des rouges dans l'autre et ta dynamo, sera-t-elle assez vaillante pour te dessiner ce cône de lumière dont tu finiras bien par avoir besoin ?… Attention ! À partir de maintenant, tout va te paraître trop long… et tu le sais bien… Ton arrivée en ville, de nuit, tu y as pensé ? Il te faudra remettre le vélo à sa place, rebaisser sa selle… Tiens c'est quoi ça ? C'est quoi ce tag ? "BORN TO… ?" Born to quoi ? … ? (Benoit D.)
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N'est-ce pas Zola qui avait pour devise "pas un jour sans un point à la ligne" ? (Marc V.)
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Borne tout d'ail ! (Sébastien M.)
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Temps pour un aller-retour à Pointe-à-Pitre ? (Virginie A.)
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