La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

mardi 21 juillet 2015

CAE, Vanité n°1509

Prosopagnosique, Anne Hecdoth révèle ses stratégies compensatoires par le biais de processus formels parodiant l'abondance artificielle de ses ressources qui donnent à voir un espace de richesse étayée par la créativité toujours renouvelée du magma social. Si elle était combattante de l'art éclectique à l'encontre des nuls, elle fanfaronnerait moins. En attendant, pourquoi faire l'autruche ?
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Je suis en congés jusqu'au 24 juillet. Je reprendrai contact avec vous dès mon retour. En cas d'urgence, vous pouvez contacter Ketty R. (Mélanie L.)
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Technical details of permanent failure : Google tried to deliver your message, but it was rejected by the server for the recipient domain. (Raymond L.)
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Recipient address rejected : inactive MailBox, not poped for more than 6 months. (Nelly B.)
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Delivery to the following recipient failed permanently : address resolution failed, domain name not found. (Rudi G.)
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Je pense qu'il va me falloir un Catalyseur à Arc Électrique pour comprendre le Concept d'Art Éclectique . (Juliette C.)
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Gertrude a la tête sous la cendre mais cela ne change pas grand chose à son cerveau lent inexistant. Dès son retour à la surface, elle viendra se brancher à l'arc électrique pour tenter de comprendre le Concept d'Art Éclectique. (Gertrude)
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Merci de me retirer de votre liste de diffusion. (Stéphanie de L.)
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Le magma social est bouillant comme le temps ! (Hécate)
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Cela m'évoque Vaucanson, grand automaticien du XVIII, lié à François Quesnay, chirurgien du roi mais surtout connu comme l'auteur du premier "Tableau Economique" de l'Histoire (voir ci-dessous). Ah, l'époque où les chirurgiens étaient aussi économistes ! ou l'inverse... Quesnay, de l'équipe des "physiocrates" (avec du Pont de Nemours et quelques autres) est ainsi à l'origine, avec Vaucanson, de la 'modélisation' employée dans toutes les sciences aujourd'hui ; un modèle, dans ce sens,  est un automate que l'on construit et à qui l'on donne des 'instructions' pour accomplir des tâches souvent répétitives et fastidieuses, matérielles pour la fabrication (robots...) ou immatérielles (calculs, ordinateurs...). Bises (Michel F.)
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tant tu t'embourbas tambour battant barbie... (Marc V.)
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dimanche 21 juin 2015

Bascule, Vanité n°1508

Situant la tendance biomorphique dans le temps giratoire, Anne Hecdoth bascule de passerelles en interactions même le dimanche. Mais, si l'éternité dépend d'une heure, combien en passe-t-elle à peigner la girafe au lieu de peindre des éléphants et faire le buzz pour le projet Grandeur nature ?

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Peigner la girafe pour tuer le temps ou peindre l'éléphant pour gagner tant... Il faut choisir ! (Marie-France D.)
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Moi j'aurais bien une idée... :-D (Régine V.)
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Eh eh ! Clin d’œil sympathique... Merci Odile de ton soutien fidèle ! (Damien C.)
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Merci de me retirer de votre liste d'envois. (Elodie V.)
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...A défaut d'éléphants, pour votre plaisir...



Bretagne, avril 2015
(Luc M.)
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Ne manquerait-il pas le siège !?!... à moins que... (Cathy S.)
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Bref, Anne Hecdoth tourne plus en rond qu'elle ne bascule... (Clotho G.)
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Mais il a une tête en or ce girafon ! (Marc V.)
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samedi 23 mai 2015

Cage, Vanité n°1507

Continuant à croire qu'une absurdité impossible entre les individualités abstraites fonde l’action et ne donne pas à lire les considérations de la proximité systématisée d'intérêts avant leur déchirement, sans oublier une forme obscène de cri, Anne Hecdoth use de son tempérament moyennement drôle malgré les apparences de production et de savoir pour vous sommer d'arrêter ici votre lecture.
Car, son inaction étant de rigueur, elle regarde le critique d'art contemporain comme une cage vide neutralisée par des sous-couches univoques et abstraites renvoyant à des situations qui auraient à voir avec la symbolisation simplifiée mais pas si évidente de la redécouverte de l’économie commune. Ne pas élucider mais ajouter encore une dose d'usage produit ce nouveau rapport au monde : le désenchantement mimé. Qu'en est-il de cet ensemble d'informations condensées que les variables optent pour perdre de vue le temps ?
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Merci pour votre message. J'anime actuellement un stage de dessin en Crète du 15 au 26 mai et aurai un accès limité à ma messagerie pendant cette période. J'essayerai néanmoins de traiter les messages les plus urgents et répondrai aux autres à mon retour. Merci pour votre patience et votre compréhension. (Christophe D.)
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Pauv' bête ! (Vincent L.)
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M'enfin, que devient J. Croix ? Transmettez-lui nos amitiés. (Éric D.)
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Une vraie discussion de barreau de cage, comme dirait John. (Juliette C.)
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Accrochez vous aux barreaux ! (Marie-France D.)
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En ce week-end de Pentecôte, les pigeons se sont évadés... (Odile C.)
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Le centre des cibles est mon ennemi. Je lui préfère les multiples directions qui ne sont pas guidées par une pensée unique qui ne dirige que vers un seul point d'impact et d'impasse. Ouvrez donc la cage ! (Luc P.)
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"Celui qui invente, au contraire de celui qui découvre, n'ajoute aux choses, n'apporte aux êtres que des masques, des entre-deux, une bouillie de fer". René Char (Marc V.)
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vendredi 24 avril 2015

Surveillance massive, Vanité n°1506

Tandis que chacun exige toujours davantage de lois pour surveiller le terroriste qui sommeille chez son voisin tout en s'offusquant d'être soi-même surveillé, tandis que, par désir d'immortalité et par peur de tomber dans l'oubli, chacun veut laisser une trace de son passage sur terre avant de disparaître tout en s'offusquant de laisser des traces débilement et indélébilement dans la réalité spiralaire et curriculaire de l'espace inorganique profond standardisé qui transportent ses données aux hébergeurs de contenus, Anne Hecdoth développe le concept de la théorie esthétique aux charges émotionnelles décomposées et restructurées porteuse d'une empreinte éternisée. Quel pourcentage de vérité sourd de ces fragments de vie cumulés ?
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Je serai absente du lundi 13 avril au vendredi 24 avril. En mon absence, vous pouvez contacter Mr L. (Agnès S.)
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Absente pendant 15 jours à Madagascar, ça en jette ! Rendez-vous début mai ! (Claudine P.)
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Actuellement absent, je prendrai connaissance de votre message à partir du 5 mai 2015. (Olivier C.)
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C'est bon les wacances ? (Christian C.)
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Je renonce à déposer directement un commentaire, Google tente, à tout prix, de phagocyter mon identité, donc voici :
Vous avez dit surveillance massive ?! Mais ma cive et ma civette poussent très bien en cet avril... Bonsoir, et très cordialement, vraiment. (Vincent L.)
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Là, avec un tel langage codé, vous êtes fichée, c'est sûr ! (Juliette C.)
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I'm sorry to have to inform you that your message could not be delivered to one or more recipients. It's attached below. For further assistance, please send mail to postmaster_pilot. If you do so, please include this problem report. You can delete your own text from the attached returned message. (Philippe B.)
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Delivery to the following recipient failed permanently. (Rudi G.)
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Inquiétante famille :
Du haut de la montagne, que voit venir la sœur Anne ? Un cyclope big brother. Et pendant ce temps, tous les autres sont en vacances ! (Marc V.)
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Vous, vous pensez trop. Vous allez avoir des problèmes ! (Harry J.)
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J. Croix aurait l'air de suggérer que Cézanne n'est là que par hasard ? J'y crois pas. (Heurv')
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(Luc P.)
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dimanche 12 avril 2015

Casse-tête, Vanité n°1505

Quand la grand mère d'Anne Hecdoth demandait à sa bonne, "Marie, montez des cendres et descendez mon thé !", où se trouvait-elle ?
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Je serai absente du lundi 13 avril au vendredi 24 avril. En mon absence, vous pouvez contacter Mr L. ou laisser un email. (Agnès S.)
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Je serai de retour le 19 avril 2015 et prendrai connaissance de votre mail à mon retour. (Pauline X.)
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Dans sa chambre avec cheminée et thé fini ?… ;-) Bonne semaine, (Sophaye)
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Je ne me suis jamais abonné à votre flux d’informations, je vous demande de supprimer mon adresse mail de la liste de vos correspondants. Merci. (Roland-Jean F.)
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Désolée, je suis rentrée tard (tignol) et je n'ai pas rallumé mon ordi. J'ai pris des photos de l'océan mais il y avait deux tâches sur mon objectif du coup il y a des traces noires sur les clichés. (Régine V.)
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Alors ça , j'adoooore ! (Cécile B.)
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Facile, elle était en bas ou en haut de chausses. (Marc V.)
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La Joconde est dans les escaliers. Passez-moi la Filliou ! (Marie-France D.)

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En tous les cas, elle était perchée... (Bidaoui)
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C'est votre jour de bon cas fait ? (Juliette C.)
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Je la connaissais sous la forme "quand vous aurez fini de monter des cendres, vous descendrez mon thé" (Emmanuel V.)
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Elle se trouvait au-dessus d' un crématorium et en-dessous d'un salon de thé ! (Evelyne M.)
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...sur la terrasse du jardin ! ...Up ...Down ! (Luc P.)
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Soit elle criait à sa bonne soit elle disait le contraire. (:-)eurv')
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Avec l'accent stéphanois... (Damien C.)
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mercredi 18 mars 2015

Détecteurs de fumisteries, Vanité n°1504

Alors que les passions passent d’ébaubissades en effarades, Anne Hecdoth évente les pasquinades défectueuses de l'inflation législative et actionne l'avertisseur d'alarmes : comment prévenir les têtes brûlées quand son œuvre partira en fumée ?
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Merci de bien vouloir me désinscrire de votre liste. Cordialement (Marie K.)
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Peut-on être encore "fumasse", alors ? (Clotho G.)
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Intéressant ! Mais comme je n'ai qu'un carré blanc sur fond blanc… mais sans pourtour…, je ne sais même pas s'il y a quelque chose. Je nage dans le fromage blanc. À moins que ce ne soit une fumée blanche… Mais alors quel est l'heureux élu ? (Vincent L.)
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Réponse à Vincent L.
Que vois-je ! Monsieur papote ici de propos pas pâles. Installez plutôt votre détecteur, il n'y a pas de fumée sans feu ! (Luc L.)
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Fumer pue ! Fumer tue ! (Marie-France D.)
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Fumier nous fûmes ! (Odile C.)
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Et quel fumet ! (Marie-France D.)
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Désinscription, merci (Marc S.)
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Il n'y a pas de fumette sans Feue. (Juliette C.)
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Cela est une fumante bouffonnerie. J'ai peur que vos clients ne partent en fumée avant vos œuvres. (Luc M.)
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Il y a les détecteurs de fumée.............................!!!! (Eckate L.)
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Sujet brûlant.... (Hécate)
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Je me demande ce qu'est la fumée dans ce fog européen. (Magali M.)
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Avec l'interdiction des klaxons en ville, le bruit du folklore manquait aux législateurs... Alors, ils ont imposé le détecteur de fumée pour meubler le silence et sauver les meubles... (Evelyne M.)
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Ffffff.... (Heurv')
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vendredi 6 mars 2015

Fiction, Vanité n°1503

Toquée de tsundoku et de sudoku mais pas encore d'hectoc, in ictu oculi, Anne Hecdoth excelle en discours court sur l'impact actuel des ectoplasmes discount ad hoc. Si cette jactance n'est pas une équation fictive du toc hic et nunc, c'est quoi le hic ?
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Merci pour votre message. Je suis en congé jusqu’au 9 mars et aurai un accès limité à ma messagerie pendant cette période. J'essayerai de traiter les messages les plus urgents pendant mes congés et répondrai aux autres à mon retour. Merci pour votre patience et votre compréhension. (Christophe D.)
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Ah ben non alors, je ne suis pas d'accord du tout. Cela dit, je suis allé sur http://hectoc.com/ et il m'a fallu 10 mn pour faire le premier. Je vais imprimer ça et occuper mes 4 heures d'avion vers Kin la belle. Best, (Heurv')
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Et les toqués du bilboquet ? (Clotho G.)
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Arrêtez ! J'ai le hoquet ! (Marie-France D.)
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Et chèques et mate et toc ! (Juliette C.)
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Ah la vanité du jeu : tout est pratiquement faux ou déformé dans cet article...
(Eric D.)
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Tu éructes ! Et le sourire naît... (Anne G.)
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Tic Tac Tic Tac prise de tête, prise de temps (Marie-Hélène F.)
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Toc toc, coucou
Bric-à-brac, jeux pipés
Micmac, fric-frac
Pique, tiques et puces
Échec, tic, tac, toc
Mat !
(Luc M.)
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Il y a toujours de la place pour mes amies chez nous ! (Martine D.)
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jeudi 19 février 2015

Drone, Vanité n°1502

En admettant qu'un bidouillage manipulatoire permette une prise de contrôle paranoïaque d'un système compliqué détaillé en dix sections disséquées, Anne Hecdoth étudie la théorie des complots sur la fuite du temps et suggère une discrimination des signaux alarmistes dans des conditions de laboratoire. Elle poursuit sa leçon d'anatomie sans exclure la simultanéité des stratégies réalisables afin d'être en mesure de fournir des preuves empiriques pour confirmer la réalité du vide et identifier les impostures présumées.
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Merci pour votre message. Je suis en congé jusqu’au 9 mars et aurai un accès limité à ma messagerie pendant cette période. J'essayerai de traiter les messages les plus urgents pendant mes congés et répondrai aux autres à mon retour. Merci pour votre patience et votre compréhension. (Christophe D.)
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L'agence sera fermée du jeudi 12 février au jeudi 26 février inclus. Pour toute demande , merci de faire suivre ailleurs. (Sébastien C.)
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Pour disséquer une vraie grenouille, plutôt qu'un dronouille, suivre ce lien: http://mariemarie0000.free.fr/fichiers/images/frog.swf (Marc V.)
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Il y a du pain sur la planche ! Arrêtez l'assassin qui à l'aide du temps nous tue, c'est une noble ambition ! (Hécate)
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Le fil rouge est bien emmêlé ! Mais que fait-il dans ce bazar ? (Marie-France D.)
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Ha ! C'est une catastrophe !!! Qu'est qu'y a ! Qu'est qu'y a ! Elle va marcher beaucoup moins bien, forcément !!! (Cathy S.)
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Bonjour Anne (c'est Anne), j'ai l'air de déserter, mais il n'en est rien, je passe régulièrement sans laisser de messages, une année pleine de petits bonheurs et de gros soucis... Là, je sors de clinique, et mon livre, lui, sort, des nouvelles, un recueil, un gros travail en moins, mais évidemment, ça ne finira pas ainsi... Gros bisous, drone de fille ! (Anne G.)
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Ça vole très haut ! (Juliette C.)
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Vous avez dit bas art ? (Annick V.)
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Drone de truc ! (Vincent L.)
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Allo maman bobo
Joujou cassé pas beau
Veux pas aller dodo
Veux un autre cadeau.
(Luc M.)
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dimanche 18 janvier 2015

Credo, Vanité n°1501

Si l'absence de sens mouline dans le vent
Si l'essence s'élance sans souci des vivants
Si les sens sont censés encenser les dessins
Si la France dessine au sein des saints des seins
Si son dessein symbolise l'indépendance
Si le sang s'essuie sur les sentiers de danse
Si les sillons tracés raidissent l'être libre
Si celui-ci pense s'assagir dans les livres
Si le saoul sous absinthe signe de son sang
Si le silence se licencie à cent pour cent
Si tous les consensus accentuent la violence
Si les consciences assassinent les espérances
Alors... alors... alors... en quoi croit Anne Hecdoth ?
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Certains de ceux qui "croient" nous mènent à ne pas "croire" ! Surtout pas ! (Michel F.)
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Très beau poème : sa composition verbale frappe par sa résonance ; on entend les sons qui se ressemblent, on voit une palette d'images, surtout celles du désespoir, très émouvant... (Evelyne M.)
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J Croix ! (Juliette C.)
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En l'amour ;-) Bises de retour du Liban, (Sophaille)
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Si Anne Hecdoth y croit… alors… alors… alors…
Les espérances ressuscitent les consciences 
La violence accentue les consensus 
À cent pour cent le silence est licencié 

Le sang soigne le saoul sous absinthe 

Les livres s'affolent à la pensée de

L'être libre s'assouplissant dans les sillons intracés 
Les sentiers de danse s'égouttent de sang 
L'indépendance se symbolise par un dessin 
Les seins des saints dessinent une France 
Les dessins encensent l'insensé des sens 
Les vivants s'élancent sans souci de l'essence 
Le vent mouline le sens de l'absence… (Vincent L.)

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Tombeau pour Georges PEREC - 2 (mfd, 2008) (Marie-France D.)
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Rêvons chère Anne... Caressons, frôlons juste à la limite du dicible avec les couleurs la matière... Improvisons... Très beau texte... Merci. (Mariethé F.)
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En mémoire de Gaston Wiet et Denise Wiet. Merci Odile de nous faire revivre ces moments. (Paula A.)
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... et sens ces six-cent-six saucissons-ci qui sont six-cent-six sous ! (Heurv')
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Believe in who you are
You are a shining star
(Lionel Ritchie J ) (David-Emmanuel L.)
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L'être LIBRE n'ayant pas trouvé l'équiLIBRE a perdu sa rime dans les livres... (Marc V.)
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En 1996, j'ai écrit une pièce de théâtre sur le pouvoir et les mots, Moïra ou les Enfants du Désert. Hélas, je ne me doutais pas qu'elle serait d'une actualité brûlante en 2015.
En voici un court extrait :
MOÏRA : Merci, petite. Tu as sauvé mes mots et ceux des autres. Nos mots. Je vais pouvoir continuer à dire l'histoire de la terre. Grâce à toi. (Elle sourit tendrement.) Je vais pouvoir courir dans ma tête... En pleine lumière, comme avant. CLARA, écoute ! (CLARA s’immobilise à gauche, derrière MOÏRA.) Ne te laisse jamais voler tes mots. Ne te laisse jamais imposer silence. (s'excitant) Par personne. Ni par les hommes, ni par les machines. Dis toujours ce que tu crois être la vérité. TA vérité. Rebelle-toi, CLARA, contre tout ce qui obscurcit le ciel de ta vie. Préserve la lumière, CLARA, celle qui coule dans tes yeux et celle qui emplit ta tête, seulement, celle-ci plus tard. Peut-être trop tard. (Long silence. MOÏRA lève la tête et sourit, perdue dans ses pensées. Elle revient brusquement à la réalité.) Non, ma petite, non ! il n'est jamais trop tard. Il ne sera jamais trop tard pour toi. Pour que tu vives, pour que tu dises. Il ne faut pas que tu aies peur. Tu t'habitueras à la Grande Solitude. Elle ne t'engloutira pas. Non, non, tu ne dois pas la fuir. Au contraire, c'est elle qui réchauffe les mots. Qui les fait éclore. Bruire. Sonner. Briller. Ne te laisse pas entraîner par le tapage du temps car il t'empêchera d'entendre le frémissement de la vie, qui seul peut sauver les hommes dévoyés.
La Grande Solitude te préservera de la vulgarité, du silence d'un pseudo confort où l’on attend patiemment que tu te casses la gueule. Sois plus forte, CLARA. Va chercher les morts dans le fond de ta mémoire. Et parle-leur. Invente, CLARA, invente la langue des morts."
Moïra ou Les Enfants du Désert, ET GSO, Vol 5,  avril 2008 (épuisé) pp196-197
Pour Dominique Raingeard, Homme de paix. 
Pour Marc Moreaux.
(Corinne T.)
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Le pouvoir du dessin (credo… vraiment)

J'ai fait un rêve… 

L'un des deux agresseurs hurlait : "Quels sont ceux qui savent dessiner ici ?"
Douze voix en chœur : "Mais tout le monde… Quelle question ! Nous dessinons tous et nous dessinons tout ! tout le temps ! Nous dessinons les beaux, les moches… sans aucune distinction… les affreux, les gentils, les bêtes et les méchants, les hommes, les femmes, les noirs, les blancs, nous dessinons les animaux et les choses, les chats les chiens… les fleurs, les ustensiles et les machines… Voulez-vous, messieurs nos agresseurs, que nous vous dessinions ?… un beau face-à-face double profil ou peut-être préféreriez-vous vous voir de face… bien côte-à-côte… vos fusils de guerre de part et d'autre… vos treillis de protection vous uniformiserons, vos cagoules vous donneront l'air d'être deux jumeaux, vos yeux… deux charbons éteints, enfoncés au fond de leur masque noir la mort… installez-vous messieurs, prenez s'il vous plait, la pose… silence… la séance commence… nous avons dit silence…"
Douze crayons se sont mis au travail… des tracés en aller tracés retours, des contours bien maîtrisés et des sertis déconstruits, des aplats opaques, quelques valeurs en transparence, des traits maintenant… directs… durs, droits et piquants, des traits d'attaque, des traits d'assaut, les mêmes en explosifs… puis, en face de nos douze crayons, deux silhouettes gisantes, transpercées, raides et perforées… deux silhouettes dans leur noirceur et leur dernier souffle… deux cadavres dessinés justes !
Texte publié sur: https://www.facebook.com/benoit.decque (Benoît D.)
***
Chère Anne Hecdoth,
Ce commentaire de ce J. Croix, c'est pas grave, tout le monde ne peut pas avoir l'humour de votre petit club. A bientôt (Luc P., un nouveau venu dans le club)
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Coucou, je suis à Bordeaux jusqu’à vendredi et aimerais te connaître face-à-face. Si c'est possible et que ça te dit aussi, dis-moi quand ça t'arrange. Demain, nous allons au cap Ferret. Demain soir ! Ou vendredi pendant la journée ? Possible ? Bizz (Alix S.)
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Poème musical, rythmé par des allitérations marquées. Sens, sens dessus dessous  - plaisant - (Luc P.)
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