Comme une corrosion ferrugineuse perlant en exsudation ichoreuse et rappelant la caducité de toute structure, fût-elle de fonte ou de foi, Anne Hecdoth pointe l’exquise coïncidence entre cette déliquescence et la prose périssable de Marie-Eve Lacasse, dont la plume oscille entre la torpeur diurne de la pige et les fièvres nocturnes du romanesque qui, par un savant galimatias amphigourique et une risible rhétorique des folliculaires, la dépeint en ''lobbyiste'' à la tête d’une ''armée''. Par cette sottise singulière, son style s’épuise en soupçons surannés là où sa petite prose pâteuse pense percer le pouvoir au lieu du partage. Elle s’imagine sculpter l’opinion, elle ne fait que gratter la peinture écaillée d’un monde qui lui échappe. Sa ''vérité'' journalistique, comme une trace de rouille, est juste l'altération superficielle d'un non-dit que le prochain coup de pinceau du temps effacera, tandis que les voyageurs, eux, continueront de faire fleurir la vie sur les colonnes du temps. Mais où se niche le ridicule de la presse si pressée de presser le simple citoyen comme un citron siphonné ?
La démarche
L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.
Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.
Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Annette Messager, Sophie Calle, Michel Blazy, Martin Paar...
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