La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Annette Messager, Sophie Calle, Michel Blazy, Martin Paar...

lundi 16 mars 2026

Libération, Vanité n°2601

 Comme une corrosion ferrugineuse perlant en exsudation ichoreuse et rappelant la caducité de toute structure, fût-elle de fonte ou de foi, Anne Hecdoth pointe l’exquise coïncidence entre cette déliquescence et la prose périssable de Marie-Eve Lacasse, dont la plume oscille entre la torpeur diurne de la pige et les fièvres nocturnes du romanesque qui, par un savant galimatias amphigourique et une risible rhétorique des folliculaires, la dépeint en ''lobbyiste'' à la tête d’une ''armée''. Par cette sottise singulière, son style s’épuise en soupçons surannés là où sa petite prose pâteuse pense percer le pouvoir au lieu du partage. Elle s’imagine sculpter l’opinion, elle ne fait que gratter la peinture écaillée d’un monde qui lui échappe. Sa ''vérité'' journalistique, comme une trace de rouille, est juste l'altération superficielle d'un non-dit que le prochain coup de pinceau du temps effacera, tandis que les voyageurs, eux, continueront de faire fleurir la vie sur les colonnes du temps. Mais où se niche le ridicule de la presse si pressée de presser le simple citoyen comme un citron siphonné ?


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1 commentaire:

  1. J. CROIX, grand critique & historien d'art16 mars 2026 à 10:09

    L'image, abstraite, présente des taches gribouillées au marqueur noir au milieu desquelles se détache un halo ambré faisant penser à une trace de rouille dont la forme ressemble à un coquelicot fané. Le support présente une peinture blanche jaunie, fortement craquelée en peau de crocodile accentuant cette esthétique du délabrement.

    Le texte fait allusion
    - aux relents nauséabonds de la presse de chiottes qui suinte la médiocrité comme une plaie infectée d'où s'écoule un liquide malsain (exsudation ichoreuse),
    - à la fragilité illusoire de la certitude (caducité de toute structure)
    - à la mauvaise foi de ceux qui croient dur comme fer (de fonte ou de foi)
    - à un article qui croque Odile Colcombet, paru dans "Libération" sous la plume de Marie-Eve Lacasse qui se décrit sur LinkedIn comme ''journaliste le jour, romancière la nuit'' (dont la plume oscille entre la torpeur diurne de la pige et les fièvres nocturnes du romanesque),
    - à la promotion faite à l'artiste inconnue, Odile Colcombet qui fait de sa vie son œuvre, pour son talentueux silence éloquent (altération superficielle d'un non-dit que le prochain coup de pinceau du temps effacera),
    - au style d'écriture superficiel et malveillant des journalistes de bas étage ou pamphlétaires des XVIIIe et XIXe siècles, privilégiant le scandale à la vérité (la rhétorique des folliculaires),
    - à l’œuvre collective que les voyageurs Airbnb laissent dans ses toilettes
    - à tout ce que l'on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles.

    Le rapport texte/image évoque la vanité de la presse en général et la dégradation des productions à caractère dégradant.

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