La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 24 octobre 2011

Recherche, Vanité n°1143


En chercheuse obsessionnelle, Anne Hecdoth poursuit son activité autotélique. Elle fait don de ses yeux à l’œuvre de Philippe Favier, Venezia (2011), et observe son regard dans le miroir situé dans l’absence de regard du motif figuré. Si la cause des sourds est obvie, comment ce que nous entendons correspond-il à ce que nous voyons ?
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I am out of the office until 31/10/2011. I will have access to emails occasionally. Please contact me on my mobile with any urgent queries (Virginie C.)
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Incroyable ! C'est une vraie épidémie ! (Une Mercière et une Crâneuse en sont déjà incurables) et... j'en suis foudroyée ! J'en perds mes tibias et mes orbites dans le canal !
À part ça, j'avais bien proposé mes services artistiques à la biennale d'Issy et maintenant (et jamais), mais les gentilles organisatrices les ont refusés en me faisant remarquer que mon travail ne correspondait pas au thème de cette année : "Vanités contemporaines" ! Je me sens depuis en vaine intemporelle.
Vive Venise ! Vive le rouge de Venise ! Vive le Vain ! Vive le Beaumes au coeur ! Au laid !
T'as de beaux yeux, tu sais, même si tu les as empruntés à une belle. (Juliette C.)
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Ça saute aux yeux : Anne fait sa cranneuse... (Marc V.)
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Justement, je vais te dire un truc fou à ce sujet : "L'électro-encéphalographie met en évidence le lien entre la perception et la production". Si je fais un geste ou si je regarde quelqu'un le faire, il se passe la même chose dans le cerveau" ! Cette observation conduit à un concept, "les neurones miroirs", lesquels ouvrent la voie à de nouvelles méthodes d'apprentissage". (l'Artis'Anne)
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(Marie-France D.)
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"Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. Ou bien : D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour." Molière - Le Bourgeois gentilhomme Venise n'en saura rien ! (l'Ambuleuse)
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La mort est un miroir ? Elle se mire ? Elle se fend d'un rictus... C'est la saison qui veut cette avalanche de tête d'os ? (Hécate)
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Est-ce un masque pour Halloween ou la nouvelle burqa ? (Anny C.)
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Il est stéphanois ce jeune artiste génial : tu comprends mon ravissement !? (Hélène F.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien de l'art25 octobre 2011 07:33

    L'image représente une œuvre détournée de Philippe Favier figurant un crâne dans un cadre en tissu, avec des motifs végétaux en velours et des broderies perlées, en haut duquel on peut lire "VENEZIA" ("Venise" en italien). Les yeux de l'artiste se reflètent dans des petits miroirs situés à l'emplacement des orbites.

    Le texte fait allusion
    - au travail de recherche professionnelle entrepris par l'artiste en vue de l’obtention d'un Certificat complémentaire pour l'adaptation scolaire et la scolarisation des élèves handicapés
    - à ses angoisses monomaniaques
    - autotélique = entreprise pour elle-même
    - au don d'organes
    - à la campagne "Pouvoir de don" démarrée ce week-end et qui se terminera le 7 novembre. Voir : infodon.fr
    - à "Venezia", œuvre de l'artiste contemporain stéphanois Philippe Favier, que l'artiste a découverte à la Biennale d'art contemporain d'Issy-les-Moulineaux vendredi dernier et dont le thème était "Vanitas, vanitatum, vanités contemporaines"
    - à Venise, la ville italienne et pour l'expression "Voir Venise et mourir", Venise étant également le nom d'une célèbre agence de communication sensible et engagée, dont le directeur des stratégies (également cousin de l'artiste) est à l'origine du message radio de la campagne "Pouvoir de don"
    - aux miroirs, vecteurs de vanités et révélateurs de notre condition
    - à l'observation scientifique du chercheur qui cherche
    - au regard de l'artiste qui est elle-même regardeur de l'œuvre et donc de son propre regard, et ainsi créatrice d'une nouvelle œuvre qui la regarde
    - à la cause des sourds (rappelons que l’artiste est sourde et qu’elle étudie la LSF, langue des signes française)
    - obvie = évident
    - à la confusion de sens entre "entendre" et "comprendre"
    - à la LSF qui est une langue vivante française visuelle

    Le rapport texte/image rappelle notre condition de mortels et évoque la vanité des recherches scientifiques.

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