La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

vendredi 4 octobre 2013

Shutdown, Vanité n°1339

Pointilleuse mais point odieuse, et sur le point de faire le point sur ses points de vue qu'elle met au point, Anne Hecdoth pointe un point positif qui se pointe : l'arrêt inespéré du cycle vacant vers un point de non-retour au moment même où les saloons publics du Far West ferment. Si le temps automnal fait déjà chuter les feuilles, quel est le point commun entre un point d'arrêt, un point de chute et un point mort ?
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La part des anges éditions est absente du bureau du mardi 1er octobre soir, au mercredi 9 octobre matin. En cas de commande, merci de faxer. Bien à vous et à bientôt, (Marie-Christine M.)
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Bonjour, je ne pourrai pas consulter mes mails avant le 09/10/2013. Pour toute urgence, vous pouvez me laisser un message téléphonique, je vous rappellerai dès que possible.
I am out of office until the 09th October. I will get back to you as soon as I return. (Philippe B.)
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Peut -être un point à la ligne... (Anny C.)
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Après quelques mois d'essai, je pense que je vais résilier mon abonnement aux "vanités"... Merci quand même et bonne continuation ! (Adeline B.)
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Le vélo c'est dangereux mais il faut continuer à pédaler dans sa tête. (Juliette C.)
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Anne Hecdoth prophétiserait-elle la fin de Homo bicicletus ? Je préfère y voir une tentative de diviser le temps, une sorte de calendrier aztèque des terrains vagues... On le sait : elle en connait un rayon... (Marie-Hélène B.)
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Point Commun (ella)
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Muy puntilloso para mi viejo cerebro. (Tereza C.)
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Un point, c'est tout ! (Marie- France D.)
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BORN TO LIVE
Une journée réussie.
Matin de bonne heure, le vélo semble en état, sa chaîne est grasse, ses pneus bien gonflés… et il n'est même pas attaché. La monture ne demande qu'à être enfourchée ; régler la hauteur de la selle et la journée s'annoncera belle. Soleil dans le dos, petites rues et maisons basses, Bordeaux sera très vite derrière toi. Ton objectif ? L'océan… à moins que ce ne soit le bassin, plus proche, plus raisonnable. Le vélo roule plutôt bien, pas de couic-couic intempestifs, te voilà  surpris, agréablement. La température est clémente. Saint-Jean-d’Illac et son "Petit Casino", quelques pièces de monnaie, un bonjour… y acheter un casse-croûte  ce sera tout ? Et une bouteille d'eau s’il vous plaît et… une carte Michelin ! Les vignobles, évite donc la grande route et choisis plutôt de les traverser par les pistes d’exploitation… Se perdre. Se retrouver. Première pause et déjà une odeur, celle des pins, et déjà un air, celui de l'océan. La direction est bonne. En selle. Ton itinéraire maintenant : à gauche c'est Lanton, prend à droite, vers Andernos… Marée basse et pied à terre. D'autres odeurs, d'autres mélanges. Des couleurs de mer, de ciel et de vase. Des envols et des oiseaux, des stridences et des piaillements…  Marcher ou pédaler, l'océan est vraiment loin. Le port ostréicole, ce sera  ta destination… à moins que ce ne soit la jetée, ou mieux, le banc au bout de la jetée : là, tu sauras attendre la marée. Flux et reflux, courant et contre courant, le bassin finira par se remplir : à flot les bateaux ! La vie, maintenant, vois comme elle brasse tout ! Les costumes de marins se mêlent à ceux des plaisanciers, la patience des pécheurs et les rires des enfants, les tenues de plages qui contredisent celles de ces dames. Des paniers et des casiers. Des cannes et des parasols… Attention, toi ! Les yeux ouverts, mais tu rêves ! Il va falloir que tu penses à ton retour ! D'accord, tu l'as choisi plus direct, mais tu le sais bien, les ombres vont s'allonger, la route va être parcourue par des feux bien trop rapides pour toi, des blancs dans un sens, des rouges dans l'autre et ta dynamo, sera-t-elle assez vaillante pour te dessiner ce cône de lumière dont tu finiras bien par avoir besoin ?… Attention ! À partir de maintenant, tout va te paraître trop long… et tu le sais bien… Ton arrivée en ville, de nuit, tu y as pensé ? Il te faudra remettre le vélo à sa place, rebaisser sa selle… Tiens c'est quoi ça ? C'est quoi ce tag ? "BORN TO… ?" Born to quoi ? … ? (Benoit D.)
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N'est-ce pas Zola qui avait pour devise "pas un jour sans un point à la ligne" ? (Marc V.)
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Borne tout d'ail ! (Sébastien M.)
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Temps pour un aller-retour à Pointe-à-Pitre ? (Virginie A.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art4 octobre 2013 à 17:28

    L'image montre une bicyclette dorée, garée contre un vieux mur gris, moussu et tagué sur lequel on peut lire, en jaune : "Born to die..." (= né pour mourir...). Le sol est jonché de feuilles mortes recouvrant un tapis de mauvaises herbes.

    Le texte fait allusion
    - aux différentes acceptions du mot "point"
    - à la minutie de l’artiste (pointilleuse) et à sa gentillesse (point odieuse)
    - aux saisons qui passent (cycle vacant, temps automnal)
    - à la fin des temps (arrêt … du cycle, point de non-retour, point mort)
    - à la fermeture des administrations fédérales américaines (les saloons publics du Far West ferment)
    - à tout ce que l'on voudra selon sa culture et ses propres références

    Le rapport texte/image évoque la vanité des shutdowns et des fins de cycles.

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