La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 8 février 2016

Circonflexe, Vanité n°1602

Mais quel cirque on fait pour un agent si complexe !
Tant de conformisme rend Anne Hecdoth perplexe.
En termes circonspects et portant bonne mine
Elle préfère mettre l'accent sur l'épine
Des problèmes cruciaux. Pour qui porte sa croix
(Sous l'indifférence de tous ceux qui se croient
Investis d'une mission d'intérêt public,
Qui vaticinent à l'envi et qui critiquent
Férocement), que vaut un graphisme perdu ?
Et qui s'élèvera quand il sera pendu ?
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Je souhaiterais être retirée de votre liste de diffusion. Merci d'avance. Cordialement (Clarisse G.)
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Les tirets oubliés etc. Marre. Point barre. (Luc M.)
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S’ils savaient que je m’appelle Sophaiiiiiiiie ;-) Bisous ! (Sophaiiiiiiiie)
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Coucou envoie ton num :) (Sébastien C. de l'émission C'Cauet sur NRJ)
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C'est vaîn maîs moî je l'aîme bîen cêt accênt cîrconflêxe : un peû de poîl â lâ lêttre c'êst mîgnôn et pûis çâ nôus râcônte ûne bêlle hîstoire étymôlogique. Pôurquôi l'épîler et lîsser la polîce? Il est sur (sans accent) qu'il est nul besoin de fantaisie pour écrire un curriculum vitae (tiens ? du latin !).
Et puis imaginez un peu 'Le Grand Verre' de Marcel ainsi intitulé "La Mariée mise à nue par les célibataires, meme" deviendrait-elle "Mémé" ou "Meuh-Meuh" ? (Juliette C.)
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Alexandrins,
Alex en draîne,
Qu'en vers boîteux,

Se révèle polémique oiseuse.
Commentaire de J. Pensay-Puyjoublie - Petit clin d’œil à l'électrique Boîteux dont le françois n'était pas si mauvais que cela. (Éric D.)
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Vous n'y allez pas avec le dos de la cuiller, chère amie
Je reconnais bien là votre verve qui nous manque tellement
Cependant à nous faire dépouiller de nos accents
Que nous restera-t-il quand nous marcherons nus 
Tels des vermisseaux honteux, sans couvre-chef,
Abandonnant l'accent permettant à chacun de rehausser
Et l'humeur, et le ton et la personne, fichtre! 
Nous nous saluerons alors bien platement !
(Marion F.)
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Le fils à papatron, lui, veut de la circonflexisécurité et là ça se gâte, ah ça se gâte ! (Marc V.)
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3 commentaires:

  1. J. Croix, critique et historien en arts8 février 2016 à 00:08

    L'image montre différents objets posés devant une photo représentant la façade gothique d'une cathédrale et une page blanche sur laquelle est tracé un mot. Au centre, se trouve un crucifix désuet en papier gris. De gauche à droite, l'on voit une potiche en terre crue décorée d'un graphisme argenté ressemblant à un E accentué et contenant une plume d'oiseau noire, de gros crayons de bois placés mines en l'air dans un pot très artisanal et un tas de haillons à la propreté douteuse.

    Le texte, en alexandrins et à lire à haute voix, fait allusion
    - à ce qui fait du bruit de manière outrancière (quel cirque !)
    - à une fonction d'état (agent complexe)
    - à la soumission aux règles courantes (conformisme)
    - aux doutes de l'artiste (perplexe)
    - aux précautions qu'elle prend quand elle parle (en termes circonspects)
    - à sa bonne humeur (portant bonne mine)
    - aux vrais problèmes sur lesquels elle se penche (sur l'épine des problèmes cruciaux)
    - oh et puis zut ! à tout ce que l’on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles

    Le rapport texte/image évoque la vanité des réformes orthographiques.

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  2. J. Croix, critique et historien en arts8 février 2016 à 13:31

    L'artiste a répondu à Sébastien C. de l'émission 'C'Cauet' sur NRJ qu'elle ne sait pas ce qu'est un "num". En fait, elle se doute qu'il doit s'agir sans doute de son numéro de téléphone mais doute aussi de devoir donner son "num" à un animateur de radio... qui, en passant, ne sait pas qu'elle est sourde et qu'elle ne téléphone pas.

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  3. J. Croix, critique et historien en arts8 février 2016 à 20:02

    L'artiste a répondu à Marion F. en ces termes :
    Oh Marion, que cela me fait plaisir
    De te voir ainsi sur mes vers rebondir !
    Souvent je pense aux ateliers
    Où se perdait jadis ma vanité,
    A vous tous, mes chers talentueux
    A qui je pense et pas qu'un peu.
    Je glane parfois quelques nouvelles
    Auprès d'Anny mais trop partielles...

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