La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 28 mars 2011

Consensus, Vanité n°1113


Anne Hecdoth a pris la tête de la croisade contre les forces consensuelles herméneutiques portant sur la nature de l'objet qualifié d'œuvre d'art. Friande de fanfreluches pétillantes, elle n'avalera pas pour autant une pilule éthérée. A qui jeter la pierre ?
***
Toujours pétillante d'humour. Merci de tes envois qui sont chaque fois un moment de ravissement. (Jean-Pierre C.)
***
Objets inanimés avez vous donc une âme ?
Poupées de cire, poupées de son... potiches ?
Qui fera la poussière ?
Baby Doll ?
La femme a-t-elle un âme ?
Vous avez dit la femme ?
(Anny C.)
***
Un rien de l'enfant-femme dans ce jeu qui expose les poupées autour de la photo d'une femme. La nostalgie selon Nabokov, entre le pur et l'impur (Jankelevitch), l'innocence perdue à jamais, le passage du temps... (Hécate)
***
Parcours énigmatique d'une artiste qui l'est tout autant, mais se dévoile à tour de bras, et s'expose autant qu'il est possible. Un tantinet narcissique ? (l'Artis'anne)
***
Certainement pas aux chirurgiens esthétiques qui accomplissent décidément une des plus hautes fonctions dans l'Art contemporain : les liftings sont super bien réussis par les temps qui courent ! (Marie R.)
***
"Anne Hecdoth a pris la tête de la croisade contre les farces conconsuelles herméneuneutiques". (Urbain II dit "La Fanfreluche Pétillante", alias Sébastien M.)
***
À qui jeter la pierre ? Aux géologues, bien sûr, car ce serait une sorte de retour à l'envoyeur. Mais en définitive, cela dépend aussi de si c'est la première (pierre) ou non. En tout cas, certainement pas aux femmes adultères, car cela dépeuplerait la planète. Et moi je mourrais vite d'ennui ensuite... (Petrus Boutros-Petrossian)
***
"Jeter la pierre" ??? Quelle horreur !!! La lapidation est une pratique odieuse !!! Anne Hecdoth veut-elle vraiment la perpétuer ? (Cathy P.)
***
Rien de mieux que la porcelaine pour nous isoler du maléfice des ondes, et nous garder la tête dans le cadre de l'art. Mais quel plaisir cela doit être à lapider... surtout en imaginant qu'il s'agit de sa belle mère.
Je croiX que je n'aurais pas du lire l'autre Croisé historien de l'art, moi... (Juliette C.)
***
Porcelaine vient de porc. Le titre de Gide prête à confusion. Vous voudriez lancer un débat sur les nourritures célestes que vous ne vous y prendriez pas autrement. Il y a de la religion dans cette image... ¿ Por qué, Anne ? (Marc V.)
***


1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien de l'art28 mars 2011 à 16:17

    L’image représente une nature morte composée de quatre poupées richement habillées devant lesquelles l’on distingue quatre piluliers en porcelaine décorée et deux bougies allumées, en forme de galets. Au premier plan, une édition ancienne des "Nourritures terrestres" d’André Gide est posée devant un portrait en tête de l’artiste, situé au centre, dans un petit cadre rond comme une bulle d’air entouré d’un joli nœud en métal doré.

    Le texte fait allusion
    - au dérapage de Claude Guéant rendant hommage à la "croisade" entreprise par Nicolas Sarkozy pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies
    - au consensus qui contrarie l’artiste à propos d’un œuvre d’art (voir la performance artistique qu’elle a mise en ligne qui consiste faire à signer une pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N7503)
    - aux bulles (le mot fanfreluche viendrait du bas latin famfaluca signifiant bulle d'air. Source : Wikipedia)
    - aux responsables du consensus précité et aux collaborateurs silencieux

    Le rapport texte/image fait référence au travail d’Hans Bellmer dont les poupées étaient un violent pied-de-nez au régime nazi et évoque la vanité de tout consensus.

    RépondreSupprimer