La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 10 septembre 2012

Anne Gailhbaud, Vanité n°1237


S’il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin, Anne Hecdoth, selon la martingale des sentiers où elle se perd par un jour ensoleillé, n’a pas tout-à-fait perdu le Nord ni son temps. Que recèlent les reliques bleues des paysages que nous parcourons l'été ?
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Merci pour votre message. Je... oh, une otarie, des hippies et des bouteilles de la Sonoma ! Ah oui, je suis en vacances et mon corps comme mon esprit sont loin de la France et d'un ordinateur. En cas d'urgence, merci de doubler votre mail d'un SMS, afin que j'en prenne connaissance. Sinon, il est probable que le 18 septembre, lassée des phoques, des hipsters et du vin californien, je sois de retour à Paris. Amicalement, (Ophélie N.)
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Regard désabusé sur le land'art qui se désagrège sous le soleil du causse ? (Eric D.)
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De la poésie of course... (Anny C.)
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Bien jolie chemise, presque aussi belle que la mienne :o) (David-Emmanuel L.)
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Je sèche un peu sur ce linge, mais toujours prête à mouiller ma chemise sans travailler plus (je n'y gagnerai rien), je laisse à notre amie Mercière le soin de repasser à toute vapeur par ces belles sentes périgourdines. (Juliette C.)
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Cela me rappelle la fois où j'ai vu un copain de classe se jeter du haut du Viaduc de Garabit, juste pour prouver à la maîtresse qu'elle n'était pas toujours dans le vrai, surtout quand elle disait que se jeter dans le vide d'un tel équipement, était impossible a qui n'avait pas une raison juste et sérieuse. Il l'a bien mouchée cette conne ! (Sébastien M.)
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Merci Anne ; si j'avais su (mais je suis en Anjou maintenant) je t'aurais guidée par le sentiers... En juin et en juillet, 3 articles ont paru là-dessus... et, dommage, dès fin juin, certains de mes textes s'étaient délavés... Bises ! (Anne G.)
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l'impOssible cible si bleue (Marc V.)
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Des semelles de vent pour perdre le Nord... (Hécate)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art10 septembre 2012 à 19:55

    L'image montre une installation d'Anne Gailhbaud, trop modeste artiste aux doigts de fée (voir : http://quilt007.free.fr/wordpress3/), dans le cadre d'une promenade-expo d'art contemporain en Dordogne, constituée d'une veste de bleu de travail usée, délavée par le temps et brodée de mots en hommage aux travailleurs disparus de la terre.

    Le texte fait allusion
    - au proverbe signifiant que deux personnes peuvent avoir le même prénom
    - martingale = technique pour calculer les probabilités du hasard
    - à la randonnée faite par l'artiste samedi dans le Causse de Savignac-les-Eglises en Dordogne (des sentiers … par un jour ensoleillé, paysages que nous parcourons)
    - au fait quelle s'est un peu perdue car le chemin était mal balisé (où elle se perd)
    - aux paroles de François Hollande qui ressemblaient un peu à des réponses de Normands, genre "ça va mal mais tout va bien" (pas tout-à-fait)
    - à ses détracteurs qui pensent qu'il a perdu le Nord et son temps
    - aux cachoteries (receler)
    - aux reliques
    - aux bleus de travail

    Le rapport texte/image évoque la vanité des lois du hasard et la disparition des travailleurs de la terre.

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