La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

mardi 15 janvier 2013

Mali, Vanité n°1302

Bien maligne mais sans malignité aucune, Anne Hecdoth formalise sa normalité en alignant son front malicieux contre le mal ici-bas et les âmes aliénées qui maximalisent le caractère répétitif de l’animalité du mâle iconoclaste et de la mort de l’art mais minimalise les soldes apprêtées. Où se faire la malle illicitement ?
***
Il s’agit du Mali. Et l’heure n’est pas au jeu.
L'aujourd’hui y est grave.
L’orange y est étrange et le bleu cru.
Entendons-nous ce silence…? celui qui a une odeur et un poids, celui qui étouffe.
Là et là-bas: le tableau est noir.
***
"ité" sépare normal de normalité, et justement, on nous dit "allez, la messe est dite..." (Eric D.)
***
Honni soit qui mali pense ! Quant à l'ami Croix qui parle de revendication "d'une zone de pâturage"... Cela me semble bien réducteur... Monsieur J. s'allie-t-il à la lie du Mali ? Labourage et pâturage sont les mamelles... les mamelles du Mali ou m'emmêlé-je les pinceaux ?
  Inline images 1
En attendant je vais retrouver le mien (de lit).
Mon lit, pas ma lit. (:-)eurv')
***
Théâtre du Pont Tournant si je ne m'abuse ! (Régine V.)
***
Prière de Saint Marcel de Prute-sur-Morge. (XIIème siècle)
"Le son se propage comme une onde : l'air vibre, mais en moyenne, reste sur place alors que l'onde, c'est à dire le mouvement, se propage de proche en proche sur de grandes distances. On compare souvent ce phénomène à la propagation dans une chaîne de masses séparées par des ressorts : en oscillant, une masse comprime et relâche les ressorts contigus qui déplacent les masses suivantes ; ces oscillations se transmettent ainsi de proche en proche.[...]
Que l'air soit un ressort, nous en avons l'expérience en bouchant l'extrémité d'une pompe à vélo : si l'on comprime l'air, puis qu'on relâche la poignée, celle-ci est rejetée dans l'air. Quant à la masse volumique de l'air, elle est faible : 1,3 kg par mètre cube, soit un peu plus de un millième de celle de l'eau.
Plus le ressort est mou, ou plus la masse est forte, moins l'onde se propage rapidement. Ceci explique pourquoi l'eau et l'air ont des célérités du son qui sont relativement proches (1500 mètres pour l'eau contre 340 pour l'air dans les conditions normales de température et de pression) : l'eau est beaucoup plus dense, mais elle est beaucoup plus rigide. Amen" (Sébastien M.)
***
"Asphyxiante culture"
***
Celui-ci est bien mort: il a trop surfé sur Orange. (Juliette C.)
***
Ainsi commence 2013 ici, par la vanité n°1302 ! (Marc V.)
***
"...pour laquelle l'armée française vient de s'engager afin de l'aider à vaincre la rébellion touarègue qui revendique l'indépendance d'une zone de pâturage…" le raccourci de J. Croix ne sied pas en l’occurrence mais mali soit qui mal y pense.
PS. trop de "culture" nuit rarement, non ? (ella alias Mali-Lène)
***
Je regarde toujours avec attention tes envois. J'ai pris une photo en pensant à toi. Je te la joins avec ce petit commentaire :
Abel Istoire, lointain cousin d'Anne Hecdoth, collectionneur de soldats de plomb, à seize heures perdu, colique après colis que voici. Après-midi plombé devant ces soldats pas d'aplomb, non soldés. Abel Istoire jure que l'on ne l'y prendra plus à mariner devant des publicités flatteuses. Moralité: quand les bachis canent, l'ami râle.
(Thierry B.)
***

2 commentaires:

  1. J. CROIX, critique et historien en art16 janvier 2013 à 14:58

    L'image montre une sculpture peinte dans un orangé vif et placée dans une entrée d'immeuble dont la couleur dominante est un bleu saturé. Le contraste maximum des couleurs complémentaires (orange et bleu) évoque l'idée d'un conflit. L'œuvre représente un homme assis dans une attitude lasse avec sa tête légèrement penchée et ses avant-bras posés mollement sur les accoudoirs d'une chaise dotée d'un fil électrique courant sur le sol. Habillé en costume de ville, il porte un casque et un masque à gaz. A sa droite se trouve un escalier sur les marches duquel sont posées, comme sur des présentoirs, des prospectus de "propagande" culturelle.

    Le texte fait allusion
    - aux mots ou groupes de mots contenant le son "mali"
    - au Mali, colonie française de 1883 à 1960 pour laquelle l'armée française vient de s'engager afin de l'aider à vaincre la rébellion touarègue qui revendique l'indépendance d'une zone de pâturage…
    - à une zone de combat d'un groupe de rébellion (front)
    - à l'art
    - à l'armée (l'art mais)
    - aux soldats prêtés (les soldes apprêtées)
    - aux soldes et autres bonnes affaires
    - aux crimes en général et à celui de désertion en particulier (se faire la malle illicitement)
    - à tout ce que l'on voudra, selon son imagination et ses propres références.

    Le rapport texte/image évoque la vanité des conflits et des tactiques guerrières et culturelles.

    RépondreSupprimer
  2. J. CROIX, critique et historien en art16 janvier 2013 à 14:59

    @Régine V., (et aux autres, pour ne pas faire de jaloux), l'artiste précise qu'il s'agit bien de l'entrée du théâtre du Pont Tournant à Bordeaux.

    RépondreSupprimer