La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

jeudi 9 mai 2013

Jours fériés, Vanité n°1318

Pendant les grèves de la croissance et tandis que la fade dette s'entête, Anne Hecdoth a voyagé vers le grand projet érigé de la tête étêtée à l’Antitête. Et même qu’elle apostropha des touristes pour la galerie. Par où est-elle rentrée ?
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Hé ! Hé ! Moi je connais la réponse mais je ne la dirai pas, nananère !!! (Juliette C.)
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Pas fada la Fadette... sur un air de fado.
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Solution du rébus :
J'ai livré ainsi Hergé teint (G livre et un cierge éteint)
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J'ai le sable rouge Bougie Woogie !
http://lantitete.overblog.com/ 1/3 deux Thiers. (Sébastien M.)
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Ben fastoche : sans queue ni tête,
elle a réussi à rentrer par le vasistas ! (ella)
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Ah !? Tiens donc !... :-) (Hécate)
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Mon cher G,
Rappelle-toi,
tu jouais déjà avec un “a” et je nous revois gamins,
le moindre petit “ai” nous rendait gais
Pour un “go” ou un “gou”,
nous en étions gourmands
c'était facile, tu te laissais toujours faire…
mais pour le “gue”…
je vois qu'avec toi, c'est toujours aussi compliqué…
pour que ce “gue” soit “gue”,
tu nous imposais là ton intrus : ton “u” !
Pourquoi ce “u”, oui pourquoi ?
…Et dire nous aimions partir en goguette !
Aujourd'hui encore, je vois que rien n'a changé
avec ce “u”, tu y vas toujours aussi fort :
tu parlais aigu, et ça s'entendait !
Et pour que ta voix soit encore plus “aigüe”,
déjà, tu affublais ton “e” de ces deux petits points…
Maintenant, je peux te le dire,
je trouvais cet ornement ridicule…
mais tu étais coquet et je m'en souviens encore !
Si, par inadvertance ou bien par nécessité,
je te confiais “e” ou un “i”, qu’il soit grec ou pas,
là, je t'entendais jijiter !
Nous jijitions ensemble, nous étions vraiment givrés !
Et quand nous voulions un “jon”,
c'est le “e” tu nous imposais !
Vois comme aujourd'hui encore nous pataugeons
Il arrivait parfois que nous ne t'entendions plus…
Oui, c’est vrai, et ça arrive encore !
Rappelle-toi,
tu as toujours eu horreur que l'on te montre du doigt !
Vois, mon cher G, vois,
depuis que je te connais,
compliquée ou pas, notre histoire,
je me souviens de tout…
en particulier de ce temps où j'aimais te tirer le portrait…
plume sergent major, pleins et déliés, des pâtés aussi !
Dis-moi s'il est toujours aussi ressemblant :
Clique ici
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Ma chère petite Fadette,
Ne sois pas jalouse, ma lettre de tout à l'heure, s'adressait à ce cher G qui est juste à côté de toi, ne sois pas jalouse. Il faut que tu me comprennes : G fait partie de 26 de mes amis et, lui en particulier, ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas rencontré en personne et dans de telles circonstances. Dis-moi que tu n'es pas jalouse. (Benoît D.)
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Cher Benoît D.,
Pour votre peine, voici ce que je veux :
"Vous me ferez danser trois bourrées après la messe, deux bourrées après vêpres, et encore deux bourrées après l'Angélus, ce qui fera sept. Et dans toute votre journée, depuis que vous serez levé jusqu'à ce que vous soyez couché, vous ne danserez aucune autre bourrée avec n'importe qui, fille ou femme. Si vous ne le faites, je saurai que vous avez trois choses bien laides en vous : l'ingratitude, la peur et le manque de parole. Bonsoir, je vous attends demain pour ouvrir la danse, à la porte de l'église." (la Petite Fadette)
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Anne Hecdoth creuse, creuse ! Et soudain elle est de l'autre côté du miroir ! Elle peut dormir sur ses deux oreilles : Gertrude et George sont bien faites pour s'entendre !
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Par où entre la lumière : le vasistas. (David-Emmanuel L.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art9 mai 2013 à 23:26

    L'image montre le bas d'un miroir dans lequel se reflètent l'artiste (dont la tête est coupée) et la pièce dans laquelle elle se trouve. Sur le mur du fond, l'on aperçoit une œuvre de Juliette C. détournant "Nature morte, crâne et chandelier", vanité peinte par Paul Cézanne vers 1867. Au premier plan se trouvent, à gauche, un grand G en volume recouvert de dessins représentant Gertrude (une des œuvres exposées à la galerie l'Antitête à Thiers) ; au centre, un livre relié rouge et or de "la Petite Fadette" de George Sand ; et, à droite, symbole du temps qui passe et de la brièveté de la vie, une bougie rouge, éteinte, dans un chandelier argenté de base triangulaire.

    Le texte fait allusion
    - aux jours fériés qui grèvent la croissance économique
    - à la dette publique
    - à "la Petite Fadette", œuvre de George Sand et nom de la maison des amis qui ont accueilli l'artiste un soir (la fade dette, apostro[pha des t]ouristes)
    - au son Gé
    - à Gertrude, le crâne le plus décalé du web, qui s'expose actuellement à l'Antitête. Voir : http://lantitete.overblog.com/

    Le rapport texte/image évoque l'art sans queue ni tête et la vanité des jours fériés.

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