La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

mercredi 5 février 2014

Écho, Vanité n°1405

Tandis que d'ores et déjà l'or a perdu le tiers de sa valeur forfaitaire, Anne Hecdoth se rengorge et se glorifie mordicus en son for intérieur de sa bonne fortune. Pas question pour autant de s'endormir sur ses lauriers ni sur ses OR : elle porte aux nues ses adorés ornements dorés d'oreilles en boucles élaborés par l'organe osseux le plus décalé du net. Qui ne connaît pas encore Gertrude ?
***
Bel hommage pendant ! Manifestement les 'artistes' ne connaissent pas que leur égo ; il leur arrive même de tenter d'être plus égaux que les autres. Mettez-vous bien cela dans le crâne. (Vincent L.)
***
J'en ai les os gourdes qui sifflent mais c'est tellement bon ! (Gertrude)
***
Certains prétendent avoir le troisième œil. Si j'en crois la photo, Anne Hecdoth a la troisième oreille, et son amie Gertrude le sait. (Marc V)
***
Quand je pense à Gertrude… (Benoît D.)
***
La nuit, Anne Hecdoth se fera une règle d'or : dormir sur ses deux oreilles, sans jouer aux osselets avec ses pendentifs ! Gertrude est une merveilleuse fileuse d'os. (Marie-France D.)
***

1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art5 février 2014 à 23:50

    L’image montre 3 mini-tapisseries sur canevas, surmontées chacune d’un crochet doré pour boucles d’oreilles, reliées entre elles par un fil blanc et disposées dans un sous-verre au-dessus duquel on voit un origami doré représentant une fleur. Ces tapisseries figurent les trois plus petits os du squelette contenus dans la partie pétreuse de l'os temporal (le rocher). Ce sont le marteau, l'enclume et l'étrier. Ils permettent la transmission et l'amplification des vibrations sonores du tympan jusqu'à la cochlée.

    Le texte fait allusion
    - à l’écho = jeu stylistique sur des sonorités proches dans une phrase (ores, or, forfaitaire, rengorge, glorifie mordicus, for, fortune, endormir, lauriers, porte, adorés ornements dorés d'oreilles, élaborés, organe, encore)
    - aux richesses, symboles de luxe et de vanité (l’or, valeur, fortune)
    - à la dévaluation de l’or en 2013 (voir :
    http://www.lecho.be/actualite/marche_placements_general/L_eclat_de_l_or_s_est_considerablement_terni.9447634-3502.art)
    - aux nues, symboles de vanité
    - aux ordres de recettes (OR dans le jargon comptable) que l’artiste réalise dans ses nouvelles fonctions et qui consistent (pour faire simple) à notifier l’ordre d’encaisser une somme d’argent afin de pouvoir ensuite mandater cet ordre à l’agent comptable qui, enfin, encaissera la somme
    - aux échos = en journalisme, rubrique consacrée aux anecdotes ou courts articles consacrés à une personnalité (Gertrude)
    - à l’écho que rencontre l’artiste dans sa relation avec Gertrude, le crâne le plus décalé du net (Voir : http://gertrude.over-blog.org/)
    - à tout ce que l’on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles

    Le rapport texte/image évoque la vanité des richesses matérielles et le bonheur de se faire écho grâce aux vanités qui ne rapportent pas un rond mais on s’en fout.

    RépondreSupprimer