La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 18 janvier 2010

Toiles, Vanité n°1003

Jour de lessive

Anne Hecdoth affute sa perception d’un sujet de discorde entre les couches sociales et culturelles au travers d’une image montrant deux sortes de toiles : d’une part, les vêtements qui sèchent, figures méto-nymiques de ceux qui ne sont pas là, sortes d’icônes désincarnées, et d’autre part, la peinture de Sophie MALIES représentant deux femmes dont les mouvements laissent penser qu’elles s’enfuient du cadre qui les enferme. Mais de quoi ces femmes ont-elles peur ?

Ben dis donc, elle est franchement superbe cette photo ! C’est fou comme l’image désincarne la réalité pour la transformer en une irréalité parfois fantaisiste, voire interrogative. (Sophie C.)

La peur d'être transformées en "laborieuses ménagères", image bien ancrée dans l'esprit sexiste de nos hommes. Le XXIème siècle n'a pas changé grand chose, la femme assume (à quelques exceptions près) le travail + les enfants + les tâches ménagères... Bref, des progrès technologiques mais peu d'avancées dans une vraie parité homme-femme. (Béatrice L.)

Comment ne fuiraient-elles pas face à l'ascension irrésistible du slip impudent en haut de l'étendage ? Il est au sommet… à mon avis, il a couché… (Marie-Hélène B.)

Je pense que ces femmes ont peur d'être amidonnées, elles préfèrent filer à l’anglaise, la burka pouvant prendre plusieurs masques ! (Anny C.)

Ces femmes fuient l'odeur dégagée par cet amoncèlement de linge sale tandis que la famille attend d'être réunie au grand complet pour se mettre enfin à le laver. (Thierry S.)

Elles sont bien sûr effrayées par la laideur de ce séchoir surmonté de cet énorme slip grisâtre ! Et on les comprend !!! (Cathy P.)

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