La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 8 février 2010

Identité, Vanité n°1006

Hommage à Art de Yasmina Reza

Soulages et moi… (avec l’aimable complicité d’Anny Carrère, poétesse et présidente de l’association Talents)

Anne Hecdoth propose un grand débat national sur l’identité achromatique. Suivant une idée sans doute liée à la nouvelle économie, les cartes postales reproduisant les tableaux de Soulages ne sont pas imprimées en quadrichromie mais à l’encre noire. Elles sont pourtant vendues au centre Pompidou, contredisant ainsi et sans vergogne l’exposition, pourtant didactique qu’abrite le musée jusqu’au 8 mars, du plus grand peintre de la scène française actuelle. Et un cadre blanc tente de mettre en valeur l’image du noir, même. N’est-ce pas "l’artiste" qu’on assassine ? Aucune matière, aucune lumière, aucun chromatisme dans ce noir monochrome qui se "nécrose". L’encre iconoclaste de l’imprimeur et la carte postale, en tant que support supposé d’un message, nous leurrent ! Comment alors favoriser la communication et l’ouverture entre les individus et les communautés ?

Merci Anne, maintenant je sais qui est Pierre Soulages !!! D'après ce que j'en ai lu, sa peinture n'est pas un message, juste des effets de peinture et de lumière… Ben heureusement !!! Ok, ok, je n'y connais rien !!! Mais je suis d'accord sur le fait que les cartes postales ne doivent sûrement pas rendre la noirceur… oh non, pardon… la beauté de l'œuvre !!! Cela ne vous fait pas penser à une chanson de Johnny H. ? A chacun ses références… Pfff !! (Cécile B.)

Il me faut donc remonter à l'expo de Beaubourg et témoigner de l'émotion dans la salle des outre-noirs qui se jouent du regard qui recherche le noir et ne le trouve pas, tant la lumière passe sous la trame et s'interpose. Le peintre a trouvé la lumière, à la différence de Rothko ou de Van Gogh. Ouf ! Soulagée ! (Anny C.)

Lorsque le Peintre mourut en 2015, d'avoir trop broyé du noir, Claire, sa veuve éplorée, en grand deuil, comprit dans un éclair de lumière le sens obscur de la sombre vie qu'elle avait eue avec lui, et avoua qu'elle était soulagée. (Thierry S.)

Il était une fois un petit tableau tout noir, égaré dans un bois tout noir : le désespoir le gagnait lorsque, ô miracle, un rai de soleil filtra à travers la voûte sombre du lieu obscur. Le noir devint couleurs et le petit tableau retrouva son chemin. (Cathy P.)

L'étendue du noir est un étang où l'eau est un miroir où ne rien mirer que son cafard noir. Boire un petit noir c'est faire descendre le chagrin en plongée, un drapé de cercles noirs et concentriquement noir Soulage :). (Hécate)

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