La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 22 février 2010

Tuyaux, Vanité nº 1008


Crash fiscal
Pour introduire la civilisation dans l'engrenage du progrès, les palissades des empires industriels soulignent l'enfermement de leurs tuyauteries crasseuses. Aussi, Anne Hecdoth échangerait ses idées fumeuses contre des tuyaux et propose un crash-test dans le grillage qui stigmatise la décadence sociale puisque l'enclos, par ses qualités isolantes, encercle et divise l'humanité. Elle ne cautionne pas, pour autant, le fait de précipiter un avion dans un immeuble de l'administration fiscale... Mais quand-même ! L'esthétique avant-gardiste de cette performance aura-t-elle un impact sur le système financier qui mène l'homme à jouer avec la mort ?

Moi, je vous le dis : ils nous enfument !! Non seulement ils nous enfument, mais ils aimeraient bien nous contrôler, nous calibrer, nous canaliser, nous entuber que l'on finisse comme les œufs cylindriques à nous faire couper en rondelles ! Non, mais !! (Juliette C.)
Chacun dans sa cellule, dans sa bulle, dans son char à canon... Si t'es pas blindé(e), tu meurs ! Dieu que l'époque est jolie ! (Anny C.)
L'homme n'a, hélas, nul besoin de l'aide du système financier pour jouer avec la mort !!! (Cathy P.)
« Peut-être avons-nous honte aujourd'hui de nos prisons. Le XIXème siècle, lui, était fier des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale. Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D'où viennent cette étrange pratique et le curieux projet d'enfermer pour redresser que portent, avec eux, les codes pénaux de l'époque moderne ? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVI au XIXème siècles, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles". Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance. La pénalité moderne n'ose plus dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d'une histoire politique des corps ? » (Michel Foucault, Surveiller et punir) (Hécate, lefildarchal.over-blog.fr)
Chère Anne, comment ces canons ronds ont-ils pu faire des trous carrés dans ce mur ? (Malo C.)
Concernant la lancinante question des Vanités, j'ai un tuyau pour toi, ô Anne, que m'a révélé l'autre jour une devanture de magasin dans un des quartiers chics de Lima (Closet One, Conquistadores 852, San Isidro). La vitrine centrale dit : "Sois une déesse", et au-dessous : "100% vanité", en montrant notamment de petits mannequins et des cœurs (mais surtout ne nous étendons pas là-dessus !).
"Et vous serez comme des dieux..." N'est-ce pas la parole du serpent à Adam et Eve (surtout à elle, si je me souviens bien) ? Ainsi la passion des humains pour les vanités ne trouverait-elle pas son origine dans un secret désir de transcender la (triste) condition humaine ? Ce qu'on pourrait bien leur pardonner, finalement… (Prokopios, alias Thierry S.)

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