La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 17 janvier 2011

Révolution de jasmin, Vanité n°1103


Ali Baba et les 404 censeurs sont au chômage ! Mais Anne Hecdoth poursuit la révolution : qu’est-ce qui vous fait oublier qu’on ne vous a pas augmenté cette année ?

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L'amour de tous les miens me fait oublier tout le reste. (Minouche)
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Je vais me jeter sur la tisane moi !!!  Es-tu certaine de ne pas connaître de plantes plus efficaces ? hihi… Peut-être qu'en soudoyant quelques élèves bien choisis... euh...!! (Cécile B.)
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Pour la République sociale ! (Sébastien M.)
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Vraiment ironique... Les Tunisiens ne devaient pas en avoir entendu parler, heureusement. Planque cette infusion, elle risque de mettre la planète dans un état alzeimérien généralisé... (Anny C.)
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Prendre un bon thé au son du jazz, main dans la main et mettre au chômage chez nous tous ceux qui puisent allégrement dans nos poches. (Gisèle A.)
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Enorme !!! Les concepteurs de publicités ne sont pas toujours très délicats, mais là je dis : "BRAVO !!!" Ils se sont surpassés !!! Il va falloir faire disparaître cette énormité avant que n'éclate chez nous aussi une révolution de jasmin !!! (Cathy P.)
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Réponse à la question : le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité (euh, de publicité), qui permet de régler des situations de ce type. (Cette phrase est un plagiat...) (Marc V.)
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Vanité ! Toutes ses révolutions aux noms de fleurs (oeillets, jasmins, roses...), à croire que tous les révolutionnaires sont des descendants de Fanfan la Tulipe... (David L.)


1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien de l'art17 janvier 2011 à 17:17

    L’image semble être une publicité pour une infusion au jasmin de la marque d’un grand magasin. On y voit la photo d’un bédouin avec son âne chargé de marchandises et une photo représentant des fleurs de jasmin.

    Le texte fait allusion
    - à la fuite de Ben Ali
    - à la levée de la censure (Ammar 404) sur des sites aussi populaires que YouTube ou Dailymotion et de toutes les pages Internet qui déplaisaient aux autorités tunisiennes
    - à la révolution de jasmin
    - au slogan se trouvant sur les paquets de verveine "relookés" par l'agence Havas City et commercialisés par la marque Monoprix

    Le rapport texte/image évoque
    - l'événement déclencheur de la révolution de jasmin : la mort d’un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes dont la marchandise avait été confisquée par les autorités
    - la vanité des dictatures face à la détermination de la jeunesse
    - la vanité des grandes marques face à l’indignation de leurs salariés

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