La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 11 avril 2011

Spectacle, Vanité n°1115



Hommage à Christo
C'est le bal des têtes... voilées. La farce interdisant de mettre les voiles dans les lieux publics sera infiniment difficile à jouer, estime Anne Hecdoth constatant sur scène une installation outrageusement provocatrice. Perdus, à la recherche du temps de l'or en bagues, beaucoup de gens s'aveuglent de concerts de chambre. À la fin du spectacle, un trône se libère. Qui tirera les ficelles ?
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Une comparaison s'impose avec la Vanité n°1109 : une histoire de siège, un objet de couleur rouge, de la verdure. Obsessions d'Anne Hecdoth. Fugue ? Sortie ! Qu'ils partent tous, dit un autre. (Marc V.)
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Inutile de se voiler la farce, même en se couchant assez tard : Christo rejoint le grand Marcel dans l'art de l'effet-mère... (Michel G.)
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Je suis très emballée ! (Hécate)
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S'il y a quelqu'un qui tire les ficelles, c'est que nous sommes tous des marionnettes. Les ficelles, toi tu les emmêles, moi, je m'en sers pour broder... L'une est Pénélope, l'autre Arachnée, mais ce sont les Parques qui coupent... (l'artisAnne)
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Pas une ombre d'humanité dans ce décor d'opéra pouf ! Celui qui tirera les ficelles ? Un Marabout bien sûr qui pratiquera la politique de la chaise vide laissant sa femme grillagée faire le cordon bleu de rage dans les coulisses de l'exploit. (Anny C.)
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La femme emballée par la burKKKa
S'encorde les méninges
Pour le plus grand plaisir du vendeur de tissus...
Y a trop de velours sur ce fauteuil,
En plus il est rouge,
C'est une preuve de la dépravation occidentale.
Mettez-moi un drap sur ce fauteuil
Et posez vot' cul sur un banc en bois brut.
(Jésus Cristo, 0/33 apr. lui - alias Sébastien M.)
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Très étonnée de voir le Saint-Siège si proche du Bondage. (Marie-France D.)
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"Qui tirera les ficelles ?" That is the question !!! Espérons que ce ne sera pas Marine !!! (Cathy P.)
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Qui ? Personne ne le sait encore... Mais en 2012,  souviens-toi bien de ce que disait Montesquieu : "la volonté du souverain est le souverain lui-même". Alors, qui tirera les ficelles ? (Cécile B.)
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Petite salutation d'une soeur Anne de l'artisAnne. Bonne journée ! (Anne ?)
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C'est décidé : je ne me voilerai plus la face et ne lirai plus jamais la rubrique de Monsieur Croix au prosélytisme débridé.
Car là, vraiment, les ficelles vaniteuses sont un peu grosses, et on ne va pas nous faire Croire que cet emballage informe, vissé sur un tabouret comme une roue de bicyclette ou un coin de graisse, est une oeuvre authentique de Christo, et qu'il est capable de se la jouer au piano et rivaliser avec sa copine la Chaise de soi-disant époque Louis trucmuche, qui elle, est outrageusement tapageuse et provocante, maquillée comme une voiture volée. Je déclare au passage qu'une chaise, même si on s'assoit régulièrement dessus, ne doit être ni pute ni soumise.
Cependant je remarque que personne n'a encore parlé de la plante, sur le guéridon au centre de l'image, qui déploie sa végétation avec panache, échappant ainsi à toute contrainte stylistique... Vive la Liberté ! (Juliette C.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien de l'art12 avril 2011 à 13:27

    L’image montre une scène de théâtre sur laquelle trônent, à gauche, un fauteuil tapissé de velours rouge ; à droite, un objet empaqueté dans un tissu rose retenu par des liens en ficelle, le tout reposant sur un tabouret de pianiste ; et au fond, une plante sur un guéridon.

    Le texte fait allusion
    - aux empaquetages de Christo
    - au "Bal des têtes", épisode de la fin de "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust
    - à ceux qui dénie la réalité
    - à l'immense farce qu'est la vie
    - à la loi interdisant le port du voile dans les lieux public
    - aux fugues en général et à la fuite du temps en particulier
    - à l’art et aux actions provocatrices
    - à Laurent Gbagbo, retenu prisonnier dans sa chambre d’hôtel
    - au concert auquel a assisté l’artiste ce week-end, "Partitions littéraires" d’Edouard Exerjean
    - aux trônes royaux
    - aux marionnettistes de l’institution publique

    Le rapport texte/image évoque la vanité du législateur et des présidents déchus

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