La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 19 septembre 2011

Scission, Vanité n°1138


Sciée, Anne Hecdoth se coupe en six et coupe court aux contradictions controversées d'un système scolaire significativement sidérant. Si six scies scient six sixièmes sciemment, comment couper scientifiquement le sens du non-sens dans tous les sens sans écrire ?
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J'examine cet axiome de Xénophon sur les exigences, les excès et l'expiation. (Anny C.)
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Où va notre si beau système scolaire victime à son tour du consumérisme rampant ? Utiliser six scies quand une seule suffit. Scierons-nous aussi ses cent-six saucissons-ci ? sinon ses cent-six soies soyeuses si seyantes soient-elles ?
En tout cas, pragmatique, je ne passerai plus sous tes fenêtres sans jeter un clin d'oeil furtif à ce qui pourrait tomber du balcon. (David-Emmanuel L.)
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De toute façon ce que nos dirigeants font de l'éducation c'est "Massacre à la tronçonneuse"...
Désolée, amie Anne, mais je n'arrive plus à rire de la situation et je commence à avoir des envies de meurtre ; il ne faut pas trop me tenter avec des instruments contondants. (Juliette C.)
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Cinq dés jetés au vent et quatre 4 x 4 plus sept Sète moins un Hun fois trois Troyes égalent, grosso modo, vingt vins... vains ! (Marie-Christine M.)
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C'est vrai que l'on peut se demander si parfois le système scolaire n'est pas significativement sidérant.
Dans la veine de ta variation à partir des scies mais plus pragmatique :
"Combien sont ces six saucissons-ci et ses six saucisses aussi ? demande une fillette à un charcutier. C'est six sous ces six saucissons-ci et six sous ces six saucisses aussi." (Pierre B.)
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Dois-je comprendre que tu as quitté l'étau de l'Education nationale ? (Sofaille)
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Attention Anne, qui se scie trop, peut le regretter un jour !!! Six morceaux c'est beaucoup !!! (Cathy P.)
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Je n'ai rien compris, tu peux répéter ? (Odile V.)
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Je ne devrais rien dire, rien écrire, pas la goutte à l'imaginative, la panne, celle que TOI, tu ne sembles jamais connaître. Quelle est ton essence ? Quel est le sens ? Sens le sens essentiel, les cent sens sens-les ; sans sens on ne sent rien ! (l'Artis'Anne)
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Prenez garde, ma chère Anne, de ne pas finir broyée...
La question du choix, essentielle, a-t-elle encore sa place, à l'heure où la standardisation et le conformisme sont de rigueur ? Serait-ce une volonté des autorités "compétentes" de faire de nos chères générations futures une masse de moutons, plus moutons que nous le sommes déjà. Alors, va se poser la question de ton propre choix : épopée donquichottesque ou résignation conformiste ? Ou bien les deux, conformément à notre chère société schizoïde, laquelle annonce une augmentation des budgets dédiés à la culture et à l'art tout en réfutant son essence même, au sein du système éducatif. Comment ne pas devenir chèvre ? (Camille B.)
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2 commentaires:

  1. J. Croix, critique et historien de l'art19 septembre 2011 à 19:05

    L'image montre une scie circulaire à coupe d'onglet, penchée sur son socle. Ses formes se découpent clairement sur un ciel de fin de journée. Elle est posée sur une table à tréteaux encombrée de cornières aux tailles diverses et située sur le balcon d'un immeuble donnant sur les toits de Bordeaux qu'elle domine dans un savant effet de perspective. Le haut de la rambarde biffe l'horizon d'un trait horizontal et ramène notre regard vers le désordre chaotique du premier plan.

    Le texte fait allusion
    - aux scissions et outils de coupe
    - à l'état de choc de l'artiste
    - à son sérieux professionnel à placer la barre haut pour la compréhension du fait artistique : mise en place de dispositifs d'enseignement en lien avec des oeuvres permettant à ses élèves de faire leurs propres choix en fonction des effets qu'ils veulent produire et d'être ainsi capables de justifier leurs choix
    - à son refus de tirer vers le bas en donnant à ses élèves des consignes trop simples limitées à des compétences techniques (exemple : faire une peinture en 3 couleurs)
    - aux diverses absurdités générées par les réformes d'évaluations par compétences (exemple : l'élève a-t-il été capable de mettre 3 couleurs ?)
    - au sentiment de dénuement de l'artiste et de ses collègues face au dépouillement de l'école (voir : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12052#.TndBziHDIjM.emailæ)
    - aux conseils donnés par un inspecteur pédagogique de ne plus faire écrire les élèves car « c'est de la perte de temps »

    Le rapport texte/image évoque la vanité de l'enseignement, de la pédagogie et des réformes scolaires.

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  2. J. Croix, critique et historien de l'art20 septembre 2011 à 23:49

    En réponse à la question de Sofaille : non, mais l'artiste fait dire qu'elle y songe sérieusement, le temps d'assurer ses arrières.

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