La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

mercredi 13 juin 2012

Redressement productif, Vanité n°1224


Incompétente dans le rôle social insoutenable qu’elle ne joue pas, Anne Hecdoth jalonne le temps par sa praxis et propose un redressement productif durable formel, non formel et informel de l’œuvre d’art pour mettre en place un discours sur l’œuvre d’art par la pratique référencée qui est l’un des vecteurs d’approche de l’œuvre d’art. Quel exemple très simple donner ?
***
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux... (David-Emmanuel L.)
***
Tu nous donnes des ailes ! (Anne G.)
***
« Des vraies causes de l’inefficacité de la philosophie. La vraie morale est incompatible avec les progrès des hommes » Holbach.
« Déplacer l'objectif et en changer l'échelle. Définir de nouvelles tactiques pour atteindre une cible qui est maintenant plus ténue mais aussi plus largement répandue dans le corps social. Trouver de nouvelles techniques pour y ajuster les punitions et en adapter les effets. Poser de nouveaux principes pour régulariser, affiner, universaliser l'art de châtier. Homogénéiser son exercice. Diminuer son coût économique et politique en augmentant son efficacité et en multipliant ses circuits. Bref, constituer une nouvelle économie et une nouvelle technologie du pouvoir de punir » Foucault. (La bête humaine)
***

1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art13 juin 2012 à 14:02

    L'image montre une installation d'Helen Martins vue au travers d'un double grillage (The Owl House à Nieu-Bethesda en Afrique du Sud – Vallée de la Désolation, Karoo). Voir : http://www.abcd-artbrut.net/spip.php?article842
    Tout en bas à droite, on voit des têtes de pèlerins et celle d'un chameau. Au-dessus, au deuxième plan, une toute jeune fille, nue, gracieuse et légère, semble léviter et avancer prudemment comme si elle marchait sur des œufs. A l'arrière-plan, un bas-relief peint représente une immense cigogne aux ailes déployées, dont les pattes, par un effet optique, prolongent les bras de la jeune fille, donnant ainsi l'impression qu'elle va prendre son envol, et les ailes blanches de l'oiseau ajoutent à son angélisme.

    Le texte fait allusion
    - à l'intégrité de l'artiste et à son inaptitude à se plier aux conventions sociales imposées par des textes administratifs vides d'humanité ("Incompétente dans le rôle social insoutenable qu'elle ne joue pas")
    - à la soutenance insoutenable de son mémoire qui n'a pas été lu par des fonctionnaires ayant obéi aux ordres d'un supérieur hiérarchique jouant de sa supériorité psycho-rigide et narcissique
    - à son emploi du temps professionnel ("jalonne le temps par sa praxis")
    - praxis = "ensemble des pratiques éducatives et culturelles qui œuvrent à la transformation sociale et politique, travaillent à l'émancipation des individus et du peuple, et augmentent leur puissance démocratique d'agir" (Christian Maurel, "Éducation populaire et puissance d'agir. Les processus culturels de l'émancipation", L'Harmattan, 2010)
    - au redressement productif (nouveau ministère du nouveau gouvernement)
    - aux phrases glanées dans un article, paru dans un hors-série de Beaux-Arts magazine, sur l'éducation artistique et culturelle de la maternelle au lycée, rédigé par une inspectrice pédagogique d'arts plastiques d'une célèbre institution vide de sens qui, de réformes en réformes, s'auto-flagelle et met à mal, de manière perverse, ses courageux acteurs motivés

    Le rapport texte/image évoque la vanité des systèmes institutionnels enfermant et de leurs collabos.

    RépondreSupprimer