La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

dimanche 16 mars 2014

Abondance, Vanité n°1410

L'atmosphère est polluée à Paris
La tour Eiffel dans un nuage gris
L'air méphitique et puant, c'est écrit
Dans la presse et le Canard y compris
En ce moment où le  printemps fleurit
Anne Hecdoth de toutes ses tripes ri-
Cane et, tandis qu'elle reste à l'abri
Des soucis et autres tracasseries
Dans un milieu pur et dans l'euphorie
De son entéléchie, surenchérit
Sur toute représentation nourrie
D'une tétrachiée d'idées à bas prix.
Quand les haruspices en boucherie
Pourront-ils prédire un air moins pourri ?
***
Un vrai faux Damien Hirst, l'air de rien.
(Juliette C. -  http://juliettecharpentier.over-blog.com/)
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Alors là, j'en reste sans voix. Placer "entéléchie" et "tétrachiée" dans le même texte poétique, même le grand Homère n'aurait pas osé ! (Dominique P.)
*** 
Bravo pour ce halo poétique dans la poussière atmosphérique !
(Anny C. - http://www.annycejourdhui.fr/)
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Merci Odile pour l'envoi de tes textes. J'espère que tout va bien pour toi. Je t'embrasse. (Colette F.)
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1 commentaire:

  1. J. CROIX, critique et historien en art16 mars 2014 à 11:55

    L’image montre, en gros plan, les viscères de trois canards gras vidés ainsi que, sur la gauche, leurs becs ouverts. Les trachées occupent l’espace en formant une croix, symbole de l’union des contraires et signe de vie mais aussi des souffrances et supplices qui ont précédé la mort du Christ…

    Le texte fait allusion
    - à l’air et aux nuages, symboles de vanité
    - à la tour Eiffel, symbole de subversion d’après la sémiologie de Roland Barthes
    - méphitique = d’une odeur toxique
    - aux plumes journalistiques : la presse, le Canard
    - aux volailles, symboles de victime sacrificielle, d’abondance et de richesse : canards, (ri)cane
    - au rythme du temps (moment, printemps) et aux fleurs (fleurit), évoquant le caractère transitoire de la vie
    - aux entrailles, considérées comme le siège des émotions dans l’Antiquité, et dont l’extispicine annonçait en général des signes de prospérité, de pouvoir et de puissance ou au contraire, de mort : tripes ri(cane), vit cer(tainement), à bas(prix)
    - aux deux mots que l’artiste s’était promis de placer ici pour faire honneur à la réponse de Dominique P. à sa Vanité n°1409 (entéléchie, tétrachiée)
    - entéléchie = (philo, tradition aristotélicienne) réalisation de ce qui était en puissance, par laquelle l’être trouve sa perfection
    - tétrachiée = (argot) des tonnes et des tonnes
    - haruspice = dans l’Antiquité, devin qui tirait ses présages de l’examen des entrailles des pauvres bêtes sacrifiées
    - au 16e Printemps des poètes qui a lieu actuellement, du 8 au 23 mars (rimes en RI, vers de 10 pieds)
    - à tout ce que l’on voudra selon son imagination et ses propres références culturelles

    Le rapport texte/image évoque la pollution, la mort et la vanité de l’abondance et du pouvoir.

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