La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 28 novembre 2011

Moi, Vanité n°1148

Afin de réussir son passage « énergétique » sur la voie du « redressement » après « des années d'abaissement », Anne Hecdoth s’interroge sur le biotype exotype.  C’est dans cette mouvance émouvante nonobstant éprouvante qu’elle se retire du cadre qui formate et déploie son conatus erectus transitionnel pour être ce qu’elle paraît être au travers d’une image-cristal. Comment fuir le beau ?
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Etant néophyte en la lecture des Vanités, je me suis précipité sur google pour décortiquer "conatus erectus" et google m'a renvoyé à "La vanité d'Anne Hecdoth n°1148".... J'ai frisé l'enfermement du genre "lapin = sorte de lièvre domestique" tandis que "lièvre = lapin sauvage" et je vais donc étudier les voies et moyens pour contourner l'obstacle. (Eric D.)
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J'ai bien du mal à comprendre.... C'est quoi le biotype exotype ? Jamais entendu ces mots ; il va me falloir des cours particuliers ? (Martine D.)
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Je croi(x) que mon cône hiatus a fui dans le siphon nonobstant erectus.... C'est du beau ! Je ne lirai plus jamais les écrits des historiens d'art, moi. Maintenant, il va me falloir trouver un chirurgien esthétique à défaut d'un philosophe de l'art. Je crains le pire ! (Juliette C.)
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Chère Anne, 
Une question taraude malicieusement, quoique douloureusement en même temps, mon esprit pourtant vif et donc prompt à solutionner les énigmes : pourquoi diantre avez-vous abandonné l'habitude funeste de graphier votre texte en ce vilain marron qui merdura jusqu'à l'anecdote 1024 incluse, et plus depuis ??? Vaine interrogation, je m'en doute bien… Parallèlement, je vous refuse violemment, précisément, les pires emmerdes et autres malheurs, je vous interdis toute souffrance tant physique que morale, ainsi que toute haine gratuitement sauvage, tout appauvrissement boursier, et même tout vieillissement cutané. Alors que vos questionnements demeurent à l'évidence sans réponse un tant soit peu satisfaisante, je vous implore : ne laissez aucune chance à la malchance, fuyez tout déplaisir malheureux, et que ça saute. Ce sera si…
– Beau ?
– Voilà, j'allais le dire.
(Régis de Cray)
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Un vuvuzela atteint de maladie de la Peyronie. Discrète, certes, mais bien là ! Y a-t-il un message caché ?  Quelque chose de tordu (voire vain ?) à la conférence de Durban ? ;-)eurv'
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Par le laid of course ! si présent si souvent ! Mais voir le beau nous est plus généreusement offert quand on ouvre l'oeil et le bon ! Et que de beautés cet automne dans les paysages.... de vignes ! A ta santé ! (Hélène F-C.)
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Bip, Bip, ici Mars, bienvenue dans notre galaxie ! Nous serons fiers de t'accueillir parmi nous mais avant, va chez le coiffeur te faire couper un peu les antennes, ici c'est la mode du court qui montre la libération des femmes venues aussi de Vénus.
Qu'est-ce qu'on va s'amuser avec cette immigration, il me tarde que tu arrives : on va danser le rock and roll qui est, paraît-il, une danse de chez vous, une danse d'autrefois, car on dit ici que maintenant c'est la carmagnole, c'est vrai ? Il paraît aussi que vous vous révoltez pour des euros... Nous, ici on est heu-reux, on t'attend, allez branche-toi au cosmos 007 que tu connais bien et arrive... sur ton nuage.
Bipi, bip  (Anny C.)
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Privée de son fume-cigarettes Anne invente le concentrateur psionique conique… à défaut de fumée toxique ce sont les pensées qui s’envolent en nuages. Quel progrès !!! (David-Emmanuel L.)
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Que le petawatt bordelais produise à prix exorbitant de l’eau courante ne sera probablement pas la solution pour lutter contre l’assèchement de nos nappes phréatiques dû à l’effet de serre croissant, mais que paradoxalement il produise de l’énergie illimitée en rejetant la dite eau courante, voilà bien un émouvant passage énergétique... erectus transitionnel démontrant une fois de plus que la vanité peut parfois ne pas être vaine !..... (Louis C.)
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"Comment fuir le beau ?" Pas de panique, Anne, je crois que tu es sur la bonne voie !!!  (Cathy P.)
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Conatus erectus ou bien vuvuzela immaculata ? En tout cas ton entonnoir est à la hauteur de ta folia chère âne. (Malo C.)
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Comment votre concept kafkaïen à tendance onirique coexiste-t-il avec la vision sub-logique que vous vous faites de l’existence intrinsèque ? (l'Artis'anne)
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Youp ! Moi ici du Pérou je dis, AH c'est "ein K". (Jacques B.)
image.jpeg
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Elévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins; 

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Baudelaire (Marc V.)
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2 commentaires:

  1. J. CROIX, critique et historien de l'art28 novembre 2011 à 22:47

    L'image montre, derrière un cadre baroque que l'artiste tient en mains, la partie supérieure de sa tête. Coiffé d'un vuvuzela prothétique, son crâne a pris la forme d'une corne d'abondance érigée. Un rayon de lumière émerge du plafond tandis que deux lampes éteintes dont les ellipses font écho à celles de la trompette pendent dans le vide. Cette image est un hommage à ORLAN que l'artiste a vue cette semaine lors de la conférence qu'elle a tenue dans les salons Albert Mollat à Bordeaux : « L'Art de "designer" sa vie ».

    Le texte fait allusion
    - aux formules employées par François Hollande cette semaine pour sortir progressivement du tout-nucléaire et pour combattre la désindustrialisation ("Réussir sa transition énergétique" ; la voie du "redressement" après "des années d'abaissement")
    - au principe de classement des êtres humains selon leurs caractéristiques physiques (biotype)
    - à la modification des caractéristiques physiques (exotype)
    - aux mouvements instables (mouvance)
    - à l'émotion, ce qui trouble et impressionne
    - à la préposition adverbiale nonobstant = toutefois, néanmoins, cependant
    - aux mises à l'épreuve (pas faciles !)
    - aux conditionnements stéréotypés, aux modèles types auxquels on est soumis (cadre qui formate)
    - au "conatus" = l'instinct de survie chez Spinoza qui donne la force d'agir et de penser
    - au mot latin "erectus" = debout (qu'est-ce que vous alliez chercher ??? Franchement !)
    - à ce qui permet le passage de la puissance subjective à la réalité objective (transitionnel)
    - aux multiples facettes virtuelles que l'image projette en brouillant passé et présent (image-cristal, terme cher à Deleuze qu'il décrit dans "L'Image-temps")
    - aux notions de bon et de mauvais goût que l'artiste ne cesse d'interroger

    La relation texte/image rend hommage à ORLAN et évoque la vanité de l'image du Moi que nous renvoie l'Autre et qui nous renvoie à l'Autre.

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  2. J. CROIX, critique et historien de l'art30 novembre 2011 à 08:00

    @Jacques B., grâce à la photo qu'il a envoyé à l'artiste, cette dernière prend conscience qu'elle avait des préjugés et des images stéréotypées d'un cas.

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