La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 31 mai 2010

Roses, Vanité n°1022

Pour la fête des fées mères, Anne Hecdoth a vidé son jardin et ramassé toutes ses roses rouges pour saturer l’espace d’un petit sac qui n’aurait pu leur servir de réceptacle s’il avait été plein…

Le vide est ainsi devenu plein et ce plein est d’autant plus plein que le jardin qui était plein de roses est maintenant vide. Pourtant le jardin n’est pas complètement vide puisqu’il contient un sac… plein…. qui n’a pu être rempli que parce qu’il était vide…

La plénitude prend donc un caractère elliptique et engage une réflexion dont la portée sémantique se vide… alors que la vacuité s’accumule… Mais alors… à quoi sert la pelle à poussières ?

Plein (de roses) ? Voilà qui va NRV RV ! Quant à la vacuité qui s'accumule, c'est un peu comme un couteau sans lame ni manche, non ? (Christian C.)

A ramasser les cendres, et les semer au vent... à les prendre dans les yeux griffés par le chagrin. La vie dure un peu plus que le temps des roses, et pourtant... (Hécate)

Je n'ai pas la réponse à la question, mais j'ai alerté Brigitte Bardot au sujet du supplice imposé à ces roses !!! (Cathy P.)

Hier c'était la fête des Mères. Louise en est morte ; c'était notre Mère spirituelle... Cela va faire un Vide. (Juliette C.)

Comment, chère Anne Hecdoth, ne vois-tu pas l'intention brutale qui est latente dans la poésie ronsardienne qui suggère de mettre la beauté sous plastique, d'où le terme plasticité, afin d'adresser aux femmes un message d'urgence qui ne leur donne comme alternative que la conservation sous vide de leur appâts (ici la rose) ou la poubelle (ici la pelle)... face à tant de machisme rampant, comment réagir ? Je lance la pelle du 1er juin ! Roses, de ce matin ou d'hier, sortez du sac, refusez d'être lyophilisées, upérisées, congelées, formatées, et même coupées, le jardinier n'est pas un deus ex machina qui a droit de vie et d'amour sur vous. La rose était là avant le sécateur, et un bon coup de pelle vaut mieux qu'un lifting raté. J'ai dit. (Marie-Hélène B.)

La pelle à poussières ? Bé c'est pour nous, tiens ! Je la ressens comme un discret clin d'œil aux spectateurs… (car à mon avis le -s final n'est pas là par hasard). (Prokopios)

"Tu as vidé ton sac et l'as rempli de roses,

Et toi, tu te grises de ce plein;

Ton jardin maintenant se plaint de cette chose :

De ce vide qui ce soir te plaint !

Tu as cueilli le vain des roses éphémères

Parce que tu es vraiment poussière

Et Poussière redeviendras."

(Anny C.)

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