La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Sophie Calle, Claude Lévêque, Martin Paar...

lundi 7 juin 2010

Ouï-dire, Vanité n°1023

Entendu ce matin à la radio : "Les élèves français travaillent trop !". Anne Hecdoth dénonce l’impermanence de l’approche systémique et se rit des rumeurs de l'ontologie éthique qui ne sont que ventosités dans la bouche des goûts et des couleurs. Sachant que l’on entend environ 12140 phrases par jour, comment alors distinguer ce qui s’entend de ce qui se dit ?

Il convient de distinguer : entendre et écouter, oreille et pavillon, tympan et pantin, élève et apprenant, osselets et au secours, apprendre et à laisser... Sur ce "Radeau de la Méduse", nos mots se perdent, comme ce jeune homme qui cherche en vain derrière cette oreille le sens de la Vie. Nous, professeurs, agitons le blanc mouchoir de ce naufrage. Ne sommes-nous point gracieux juchés sur les cadavres de nos propos, scrutant l'horizon qui nous permettra enfin d'abandonner cet esquif où nos élèves-forçats rament au son d'un bongo qu'on finira aussi par bouffer ? (Marie-Hélène B.)

Il y a de quoi perdre la tête !!!!! (Hécate)

Exact... Quel brouhaha ! Chut... "Lorsque vous vous asseyez sur les rangées du milieu du théâtre d'Epidaure, il y a toujours un guide touristique qui se place au centre pour jouer un petit air de flûte. Et là, c'est l'émerveillement de constater que vous percevez la musique comme si vous étiez à quelques pas. En grand scientifique que vous êtes, vous vous éloignez en montant les marches, vous entendez encore nettement le son jusqu'à ce que vous ayez atteint la plus haute limite du théâtre à 60 mètres du centre et vous vous apercevez que le petit homme qui joue de la flûte n'est plus audibles tellement les cigales sont bruyantes et couvrent de leur frottement d'ailes toute source sonore. Polyclète le Jeune, architecte du théâtre, semblait l'avoir compris (hasard ou calcul ?) au IVème siècle avant notre ère. Plutôt que d'amplifier le son, il suffisait de filtrer le bruit de fond ! C'est ce qu'a découvert Nico Declercq qui a montré que l'agencement des rangées de sièges faisait de ce lieu un filtre sonore, un piège acoustique qui supprimait les basses fréquences (inférieures à 500 Hertz, ce sont les sons graves) prépondérantes dans le bruit de fond. Notre oreille, habituée à la reconnaissance des sons, "reconstruit" naturellement ces basses fréquences absentes des autres sons, telles la voix ou la musique, par interpolation, comme nous le faisons en écoutant un petit autoradio dont les haut-parleurs sont trop petits pour les produire." (publié par Olivier Legay) - Pas bêtes les Grecs ! (Anny C.)

Est-il vraiment utile de tout entendre ???!!! (Cathy P.)

Quand on entend ce qu'on entend, qu'on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense ! (Prokopios)

On se téléphone et on se fait une bouffe ! (Juliette C.)


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