La démarche

L’idée est, par une approche artistique et sociologique, autant sur le plan social que sociétal, de questionner les vanités contemporaines, le caractère éphémère des choses, voire la futilité des préoccupations humaines.

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels n'est que fortuite.

Quelques références : les vanités, les cabinets de curiosités, les ready made, Christian Boltanski, Annette Messager, Sophie Calle, Michel Blazy, Martin Paar...

lundi 1 mars 2010

Peluches, Vanité n°1009

Theatrum mundi

Anne Hecdoth amoindrit son discours et donne la parole aux peluches assoupies qui occupent de manière dramaturgique l’espace de l’habitacle. Et si « la vie est une aventure aléatoire » (Edgar Morin), alors le dispositif de cette installation obéit-il aux codes de l’illusion de sécurité qu’elle donne ?

Voilà une vanité bien sentie ! In ictu occuli… en un clin d'œil, les jouets d'enfant et celui de l'adulte (la voiture). Peluches et jouets/ peluches échouées… Empilement d'espaces, d'habitacles où viennent s'enfermer les rires d'enfants. Comment s'évader ? La fenêtre de lumière (intérieur hollandais si discrètement évoqué) offre peut être une possibilité à ce conducteur absent/présent qui n'a pas vu fuir le temps et qui a emporté avec lui ses peluches, dans la vitesse de son âge adulte. Plaquées sur le plastique, elles méditent. (Marie-Hélène B.)

"Toujours peluches !" : il chemble que Franchois de Clogets avait vu juchte en prédigeant qu'au vingt-et-unième chiècle che chlogan rechterait l'exgigenche de l'homme (et churtout de la femme ! ;-), n'est-che-pas?). (Prokopios)


Signé Annegreluche (Anny C.)

Je savais que les peluches étaient des animaux dangereux, mais alors là, cela dépasse l'entendement : et on leur donne le permis de conduire, et le droit de vote, ils se reproduisent, ils vont au supermarché, ils partent en vacances, ils... Au secours ils vont nous voler nos enfants !!! AAArrrrrrgggghhhhh !!! (Juliette C.)

Et encore, ceux-là n'ont mis que des peluches : je suis certaine qu'en cherchant bien on peut en trouver qui se baladent avec un assortiment de vrais animaux, histoire de ne pas se sentir seuls !!! (Cathy P.)

Peluches inanimées... idolâtrées parfois, êtes-vous le pagananisme refoulé de ce pauvre être humain conditionné au sérieux qu'impose notre société ? Peluches, auriez-vous donc une âme, celle refusée aux animaux ? (Hécate)

lundi 22 février 2010

Tuyaux, Vanité nº 1008


Crash fiscal
Pour introduire la civilisation dans l'engrenage du progrès, les palissades des empires industriels soulignent l'enfermement de leurs tuyauteries crasseuses. Aussi, Anne Hecdoth échangerait ses idées fumeuses contre des tuyaux et propose un crash-test dans le grillage qui stigmatise la décadence sociale puisque l'enclos, par ses qualités isolantes, encercle et divise l'humanité. Elle ne cautionne pas, pour autant, le fait de précipiter un avion dans un immeuble de l'administration fiscale... Mais quand-même ! L'esthétique avant-gardiste de cette performance aura-t-elle un impact sur le système financier qui mène l'homme à jouer avec la mort ?

Moi, je vous le dis : ils nous enfument !! Non seulement ils nous enfument, mais ils aimeraient bien nous contrôler, nous calibrer, nous canaliser, nous entuber que l'on finisse comme les œufs cylindriques à nous faire couper en rondelles ! Non, mais !! (Juliette C.)
Chacun dans sa cellule, dans sa bulle, dans son char à canon... Si t'es pas blindé(e), tu meurs ! Dieu que l'époque est jolie ! (Anny C.)
L'homme n'a, hélas, nul besoin de l'aide du système financier pour jouer avec la mort !!! (Cathy P.)
« Peut-être avons-nous honte aujourd'hui de nos prisons. Le XIXème siècle, lui, était fier des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale. Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D'où viennent cette étrange pratique et le curieux projet d'enfermer pour redresser que portent, avec eux, les codes pénaux de l'époque moderne ? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVI au XIXème siècles, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles". Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance. La pénalité moderne n'ose plus dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d'une histoire politique des corps ? » (Michel Foucault, Surveiller et punir) (Hécate, lefildarchal.over-blog.fr)
Chère Anne, comment ces canons ronds ont-ils pu faire des trous carrés dans ce mur ? (Malo C.)
Concernant la lancinante question des Vanités, j'ai un tuyau pour toi, ô Anne, que m'a révélé l'autre jour une devanture de magasin dans un des quartiers chics de Lima (Closet One, Conquistadores 852, San Isidro). La vitrine centrale dit : "Sois une déesse", et au-dessous : "100% vanité", en montrant notamment de petits mannequins et des cœurs (mais surtout ne nous étendons pas là-dessus !).
"Et vous serez comme des dieux..." N'est-ce pas la parole du serpent à Adam et Eve (surtout à elle, si je me souviens bien) ? Ainsi la passion des humains pour les vanités ne trouverait-elle pas son origine dans un secret désir de transcender la (triste) condition humaine ? Ce qu'on pourrait bien leur pardonner, finalement… (Prokopios, alias Thierry S.)

lundi 15 février 2010

Pack de survie, Vanité n°1007

Soupçonnée coupable de terrorisme belliqueux et de détention d’objets illicites car ressemblant – de loin, dans le brouillard – à des munitions d’on ne sait quelle arme fatale potentielle, Anne Hecdoth dévoile le contenu de son vanity case avec lequel elle a passé l’aire de contrôle de l’aéroport de Lyon. Comme ce pauvre Henry-Claude Cousseau et les dangereux artistes susceptibles d’être censurés qu’il expose (expo 2000 au CAPC de Bordeaux : Présumés Innocents. L’Art contemporain et l’enfance ; expo 2010 à l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris : Week-end de sept jours), elle a eu la malchance de tomber sur des Don Quichotte modernes et zélés rêvant d’un petit moment de gloire… Cent pour cent des prisonniers ont été prévenus, n’est-ce pas ?

Anne fait donc son coming out et son mea culpa en affichant ses objets illicites sur le trottoir ! Eh bé, c'est du joli ! (Anny C.)

J'avais cru comprendre que c'était Henry-Claude Cousseau lui-même qui avait censuré de sa propre initiative l'œuvre d'une de ses artistes japonaises dont les bannières affirmaient : "travailler moins pour gagner plus" (dérision facile, à mon humble avis du reste, mais bon.......), donc pas si pur et courageux que cela le cher Henry-Claude....... A moins que je ne me trompe... ??? (Cathy P.)

Mais je crois voir la photo de Gertrude dans votre vanity ! Memento mori ! (chuis snob !) Car je suis en train de mourir de rire à lire vos articles ! C'est EXCELLENT ! Je reviendrai déguster vos vaines fantaisies et je vous invite à explorer les trois volets de mon triblog : 1) http://gertrude.over-blog.org 2) http://gertruderosecelavi.over-blog.com 3) http://gertrudenoire.iver-blog.com (Juliette C.)

lundi 8 février 2010

Identité, Vanité n°1006

Hommage à Art de Yasmina Reza

Soulages et moi… (avec l’aimable complicité d’Anny Carrère, poétesse et présidente de l’association Talents)

Anne Hecdoth propose un grand débat national sur l’identité achromatique. Suivant une idée sans doute liée à la nouvelle économie, les cartes postales reproduisant les tableaux de Soulages ne sont pas imprimées en quadrichromie mais à l’encre noire. Elles sont pourtant vendues au centre Pompidou, contredisant ainsi et sans vergogne l’exposition, pourtant didactique qu’abrite le musée jusqu’au 8 mars, du plus grand peintre de la scène française actuelle. Et un cadre blanc tente de mettre en valeur l’image du noir, même. N’est-ce pas "l’artiste" qu’on assassine ? Aucune matière, aucune lumière, aucun chromatisme dans ce noir monochrome qui se "nécrose". L’encre iconoclaste de l’imprimeur et la carte postale, en tant que support supposé d’un message, nous leurrent ! Comment alors favoriser la communication et l’ouverture entre les individus et les communautés ?

Merci Anne, maintenant je sais qui est Pierre Soulages !!! D'après ce que j'en ai lu, sa peinture n'est pas un message, juste des effets de peinture et de lumière… Ben heureusement !!! Ok, ok, je n'y connais rien !!! Mais je suis d'accord sur le fait que les cartes postales ne doivent sûrement pas rendre la noirceur… oh non, pardon… la beauté de l'œuvre !!! Cela ne vous fait pas penser à une chanson de Johnny H. ? A chacun ses références… Pfff !! (Cécile B.)

Il me faut donc remonter à l'expo de Beaubourg et témoigner de l'émotion dans la salle des outre-noirs qui se jouent du regard qui recherche le noir et ne le trouve pas, tant la lumière passe sous la trame et s'interpose. Le peintre a trouvé la lumière, à la différence de Rothko ou de Van Gogh. Ouf ! Soulagée ! (Anny C.)

Lorsque le Peintre mourut en 2015, d'avoir trop broyé du noir, Claire, sa veuve éplorée, en grand deuil, comprit dans un éclair de lumière le sens obscur de la sombre vie qu'elle avait eue avec lui, et avoua qu'elle était soulagée. (Thierry S.)

Il était une fois un petit tableau tout noir, égaré dans un bois tout noir : le désespoir le gagnait lorsque, ô miracle, un rai de soleil filtra à travers la voûte sombre du lieu obscur. Le noir devint couleurs et le petit tableau retrouva son chemin. (Cathy P.)

L'étendue du noir est un étang où l'eau est un miroir où ne rien mirer que son cafard noir. Boire un petit noir c'est faire descendre le chagrin en plongée, un drapé de cercles noirs et concentriquement noir Soulage :). (Hécate)

lundi 1 février 2010

Pierre, Vanité n°1005

(Photomontage citant Misère du bien nommé Ernest Pignon-Ernest)

La Pierre folle

L'Eglise ayant été fondée sur un calembour ("Tu es Pierre…"), Anne Hecdoth construit son propos sur cette figure stylistique : la pierre dure, ersatz d’éternité contre les aléas de la vie, emballe la bulle immobilière et fait perdre la boule… La mobilité est-elle un concept débile ?

Je me demande si "Pierre" n’a pas été substitué à "Simon" ? Ou est-ce une confusion ? Pierre… ou Ciment ? J’en perds mon latin. Continue de me divertir. (Denis C.)

Bonjour Anne ! Tu m'inspires ceci : "Pierre qui roule n'amasse pas mousse". Soit : une vie aventureuse ne permet pas d'amasser des biens ! Sans oublier que les escrocs qui roulent les autres ont besoin de se faire mousser ! Certains croient que ce proverbe aurait un lien avec un certain Pierre, pilier de bar, grand consommateur de bières et dans un état d'ébriété tellement avancé (il est rond, donc susceptible de rouler) qu'il ne peut plus avaler aucune de ses petites mousses préférées. Mais il n'en est rien ! Ceux qui aiment se promener dans des sous-bois frais et humides en auront vite compris l'origine. Quant aux Rolling Stones, ils ont bougé et amassé en se faisant mousser mais on les aime quand même ! Bref, les proverbes sont comme les églises, elles sont ce qu'on en fait... N'est-ce pas Georges ? (Anny C.)

La pierre voisine ici avec un traditionnel décrottoir, du temps où l'on se décrottait pour aller en visite. Rappel discret mais efficace que le concept de pierre ne peut s'aborder qu'en se purifiant au préalable. L'as-tu fait, ô Anne Hecdoth, toi qui n'en est pas (de pierre) ? Que le journal qui attend un lecteur, parti se jeter dans la Garonne pour cause de faillite immobilière, ne t'apporte que de bonnes nouvelles ! Et tâche moyen (expression ligérienne) d'amasser quelque mousse quand tu roules ! (Marie-Hélène B.)

Je rêve ou il y a bien une corde fine qui entoure cette pierre? Je vous laisse imaginer à quoi mon esprit tordu est en train de penser !!!... Les aléas de la vie et Misère m'y ont certainement aidée !!! (Cécile B.)

La mobilité, concept débile ? Peut-être, mais c'est aussi, dans certains cas, l'unique chance de survie !!! (Cathy P.)

Allez savoir… Je pense plutôt que la débilité est un con sept immobile. Macmic La Vanne I.T. (Michel ?)

C'est, de toute évidence, à un géologue qu'il fallait faire appel ! Il relèverait avant toute chose que les commentaires se focalisent sur l'inutile morceau de roche brute qui encombre le seuil, et restent aveugles aux moellons pourtant visibles sur lesquels cette charmante petite maison a été édifiée. Ne lâchons pas la proie pour l'ombre ! (Thierry S., chercheur en géologie)

lundi 25 janvier 2010

Pêle-mêle à l'éventail, Vanité n°1004

Anne Hecdoth idolâtre le désordre pour sa mouvance sémantique ; elle soumet aux regards un pêle-mêle dont le sens se dilue dans un déluge de significations, épinglé par l’association acrobatique d’un éventail d’idées ainsi mises en forme. Selon les concepts à la mode, issus de la poïétique, du marketing, de l'iconologie, de l'esthétique, des théories sociales ou de la sémiologie, et sans faire l’impasse sur les enseignements de Ludwig Wittgenstein ou de Nelson Goodman, quelle importance peut-on accorder à ce que véhicule l’image dont la valeur, si triviale soit-elle, ouvre des perspectives prometteuses à une phéno-ménologie existentielle ? Ou, pour poser la question différemment, comment apporter de la joie au foyer ?

La alegria dura poco en casa del pobre (version populaire peut être du sic transit gloria mundi). (Marie-Hélène B.)

Seigneur ! Que ma joie demeure ! (Odile C.)


Alors... Tout d'abord Ludwig est vraiment très vilain : Cocteau ne disait-il pas (dans Les Enfants terribles et dans son Livre Blanc) "la beauté agit même sur ceux qui ne la constatent pas". Eh bien, a contrario, le Ludwig est disqualifié, point barre, tournons la page, au suivant ! Nelson est non seulement bien plus sympa, mais son paradoxe du vleu-bert me blaît pien. En plus, il fut maître de Noam Chomsky, lui-même maître de Normand Baillargeon dont le Petit cours d'autodéfense intellectuelle devrait être sur la table de chevet de tout à chacun, voire des autres. Noam disait: "Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle." Normand l'a fait. Elle est pas belle, la vie ? Mais, plus sérieusement : Anne fait-elle dans la vanité ou dans l'Oulipo ? (Heurve)

Bordel ! Capharnaüm ! Logorrhée ! Et un raton-laveur...! Et pour abonder dans le sens de M.-H. B. : "La buena vida es cara. Hay otra más barata, pero no es vida." C'est difficile à bien traduire. Littéralement ça donne quelque chose comme : "La bonne vie est chère. Il y en a une autre bon marché, mais ce n'est pas de la vie." (Thierry S.)

Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas ranger... A quand une Vanité avec lien incorporé vers une encyclopédie en ligne (que je couche moins bête pour une fois) ? (Malo C.)

Heureux les bordéliques créatifs ! Entre les hystériques et les obsessionnels je choisis les premiers... Voici une anecdote : (ARGUMENT) Une mère obsessionnelle m’a raconté avoir privé son fils de 4 ans de cadeau à Noël parce qu’il n’avait pas rangé sa chambre. (REPONSE) Une vie est irremplaçable, une chose, oui. Non? Et de grâce ne confondons pas hygiène et propreté car comme disait Freud : « il y a des hommes qui sont très obsessionnels mais qui caressent les femmes sans s’être lavé les mains. » (Anny C.)

Je pars du principe que chacun est responsable de ses actes, donc Anne Hecdoth aussi !!! La postérité jugera !!! Le désordre engendre-t-il la joie dans le foyer davantage que l'ordre ? A voir, mais la présence d'un enfant sûrement et pourquoi pas les couleurs chaudes !!! (Cathy P.)

lundi 18 janvier 2010

Toiles, Vanité n°1003

Jour de lessive

Anne Hecdoth affute sa perception d’un sujet de discorde entre les couches sociales et culturelles au travers d’une image montrant deux sortes de toiles : d’une part, les vêtements qui sèchent, figures méto-nymiques de ceux qui ne sont pas là, sortes d’icônes désincarnées, et d’autre part, la peinture de Sophie MALIES représentant deux femmes dont les mouvements laissent penser qu’elles s’enfuient du cadre qui les enferme. Mais de quoi ces femmes ont-elles peur ?

Ben dis donc, elle est franchement superbe cette photo ! C’est fou comme l’image désincarne la réalité pour la transformer en une irréalité parfois fantaisiste, voire interrogative. (Sophie C.)

La peur d'être transformées en "laborieuses ménagères", image bien ancrée dans l'esprit sexiste de nos hommes. Le XXIème siècle n'a pas changé grand chose, la femme assume (à quelques exceptions près) le travail + les enfants + les tâches ménagères... Bref, des progrès technologiques mais peu d'avancées dans une vraie parité homme-femme. (Béatrice L.)

Comment ne fuiraient-elles pas face à l'ascension irrésistible du slip impudent en haut de l'étendage ? Il est au sommet… à mon avis, il a couché… (Marie-Hélène B.)

Je pense que ces femmes ont peur d'être amidonnées, elles préfèrent filer à l’anglaise, la burka pouvant prendre plusieurs masques ! (Anny C.)

Ces femmes fuient l'odeur dégagée par cet amoncèlement de linge sale tandis que la famille attend d'être réunie au grand complet pour se mettre enfin à le laver. (Thierry S.)

Elles sont bien sûr effrayées par la laideur de ce séchoir surmonté de cet énorme slip grisâtre ! Et on les comprend !!! (Cathy P.)

lundi 11 janvier 2010

Seaux, Vanité n°1002



Anne Hecdoth poursuit son œuvre mono-maniaque et déverse le contenu de son esprit retourné, à l’image de ces trois seaux renversés à 180° et, a priori, vides si l’on admet le fait que leur contenu a été déversé. Qu'observons-nous alors ? Un cairn de pierres plates dont la forme rappelle étrangement certaines tombes mégalithiques. Mais alors, sous ces pavés, où est la plage ?

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D'un seau à l'autre, faisons le saut sans faire la sotte ! Buvons un pot à la santé d'Anne Hecdoth. (Anny C.)

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Ces seaux pleins de vide sont renversants ! (Herv’ C.)
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Nous ne sommes pas sots, les cairns sont dans les montagnes… et indiquent les chemins ! (Sofaille M.)
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La plage… dans notre esprit et nos souvenirs, ma chère Anne. (Gisèle A.)
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Chère Anne Hecdoth, prêtresse des mégalithes, comment ta légendaire sagacité a-t-elle laissé échapper ces trois rudes chevaliers teutoniques au corps de pierre, ces Darth Vador bucoliques en stand by, tandis que les douces feuilles automnales les effleurent, leur susurrant quelque tendre chanson où il est question de seaux renversés, c'est à dire de sésrevner xuaes ce qui donne, tu en conviendras, une dimension ésotérique à la chose, un sens profond à cette alliance improbable du fer et de la feuille, de la pierre et du seau... Ah souffle de l'épopée ! Sceau du seau, saut dans les lauzes, oser le seau,..........so ? (Marie-Hélène B.)
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Ces seaux ne sont pas vides, ils sont pleins de souvenirs du passé. Ils me racontent l'histoire de mes aïeuls (qui les utilisaient pour transporter l'eau du puits à la maison, pour arroser le jardin, pour traire la vache…), des histoires sans fin, de la création du seau à sa mise au rebut aujourd'hui, le plastique ayant tout envahi. Pauvre planète !!! (Béatrice L.)
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Martine part à la plage, mais ne trouve plus son seau : où peut-il bien être ? Mais chez Anne Hecdoth bien sûr, suis-je sotte !!! (Cathy P.)
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Cette image, si belle dans son dépouillement, me fascine au point que mon clavier en reste sec. Ou presque : la seaulogie, n'est-ce pas une discipline d'avenir en ces temps de menaces sur la biodiversité planétaire ? (Thierry S.)
PS. Ici il est plus que clair que le travail d'Anne Hecdoth est frappé au seau du bon sens.

lundi 4 janvier 2010

Le Secret de la vie, Vanité n°1001

Memento quia pulvis es*

Pour commencer… l'Anne Hecdoth emprunte un dessin d’élève et l’installe parmi les fées-mères dont la nudité respecte la tradition iconographique des allégories de la Vérité, avec au 1er plan un personnage qui brandit des bougies éteintes, symboles du temps qui passe et de la brièveté de la vie qui ne tient qu’à un fil... Suspendu par un pied au dessus de strates rouges évoquant le Tartare, un petit diable en mauvaise posture descend de son nuage et rappelle l’entropie qui nous conduit à la poussière apocalyptique inéluctablement. Le pendu, en couche-culotte, évoque la naissance, la corde symbolisant le cordon ombilical. Mais, n’est-ce pas de la poussière que naissent les étoiles ?

*Souviens-toi que tu es poussière

Bon, comme c'est le début de l'année 2010 j'ai fait la poussière, comme on dit, et je me suis donc débarrassée de moi ! De moi ? Ben, oui ! OUF ! Restent l'esprit et la lettre de votre servante qui persiste et signe ! (Anny C.)

Je ne peux m'empêcher, en voyant cette ronde de nymphes autour de la chandelle du temps, de penser que ce que leur tend le personnage ressemble à des tampons périodiques et que le diablotin, tête en bas, ficelle en haut, perdu dans le rouge, associe le cycle des menstruations (l'interne et le caché) à la visibilité du corps exposé. La brosse attend de coiffer les mèches... de la bougie ? (Marie-Hélène B.)

Ce dessin me donne des frissons... (Béatrice L.)

Bravo à l'élève : il a de l'avenir, bien que je ne décèle pas une nature très enjouée dans son œuvre !!! Edvard Munch, à qui ce dessin me fait penser, ne faisait pas non plus dans le comique !!! Bravo aussi à Anne et à ses jeux de mots de début d'Année !!! Tout ceci vaut bien un peu de poussière sans doute !!! (Cathy P.)

2010, donc… La dernière fois que "nous" avons été dans une année du type (2x)-x, c'était en 1809, quand Napoléon Bonaparte était empereur des Français. Auparavant il faut remonter à 1608, donc sous Henri IV, puis à 1407, sous Charles VI le Fol. Sous cet angle, les choses apparaissent assez périodiques (comme ces tampons que mentionne M.-H. B.). Tous ces souverains sont aujourd'hui poussière… L'image de la semaine m'évoque un petit autel (mais le texte ne précise pas de combien d'étoiles). Histoire de nous rappeler que les choses sont aussi transitoires, j'imagine. Après tout, ne sommes-nous pas qu'un peu de poussière agglomérée (ça tient pendant quelques dizaines années) qui trouve plus confortable de vivre à l'autel ? (Thierry S.)

vendredi 1 janvier 2010

Les voeux d'Anne Hecdoth pour 2010

- un soupçon de nombrilisme
- un sens aigu de l'absurde
- des problématiques de peaux de banane
- du coeur à l'ouvrage
- de la lucidité pour mesurer l'étendue de son bonheur
- un rien qui amuse
- une bonne pêche et le menu fretin qui travaille du ciboulot
- un coup de pied au fondement du consumérisme
- le recours à l'essentiel
- de la jubilation à jouer les trublions des codes de la mode et du sacré
- un zeste de rébellion artistiquement correcte
- un mise en orbite déroutante au-dessus de Cap Carnaval pour décoller les étoiles
- trois bouts de ficelle
- et un stabilo-boss pour surligner les instants de vérité

L'association culturelle TALENTS vous souhaite une année 2010 lumineuse, espiègle, naturelle, talentueuse, sous le signe de la joie partagée et de l’amitié. (Madame la Présidente)